Communiqué: Il est temps que les deputés à Ottawa travaillent pour Haïti

Un groupe de plaidoyer dit qu'il est temps que les deputés à Ottawa travaillent pour Haïti

Pour diffusion immédiate, mardi le 6 décembre 2010.
Pour tous renseignements:
Jean St-Vil, Ottawa 613 482 2549; Roger Annis, Vancouver 778 858 5179
www.canadahaitiaction.ca             canadahaiti@gmail.com.

Vancouver C.-B. — Un réseau national de plaidoyer pour la justice sociale en Haïti veut que les députés veillent à ce qu’une plus grande part des fonds versés par le Canada en Haïti soit consacrée à l’aide humanitaire plutôt qu’à ce qu’il estime une ingérence destructive dans les affaires du pays.

Le Réseau de solidarité Canada-Haïti (CHIP) déclare que les élections du 28 novembre sont un autre exemple de cette ingérence.

« Nous sommes d’accord avec les groupes de défense des droits de la personne – Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, Bureau des avocats internationaux à Port-au-Prince et fondation LAMP pour Haïti : la crise humanitaire en cours, l’exclusion de Fanmi Lavalas et d’autres partis, et l’absence d’une administration électorale adéquate empêchaient la tenue d’élections justes et démocratiques » déclare Roger Annis, un porte-parole de CHIP.

« Malgré les avertissements, le Canada, les É.-U. et l’Europe ont foncé tête baissée, versant plus de 25 millions $ pour les élections, ajoute-t-il. Bien des Canadiens sont horrifiés des torts qu’ils ont causés. »

En novembre, le groupe a envoyé à tous les députés fédéraux deux lettres exprimant ses inquiétudes en rapport avec les élections. Personne n’a fourni de réponse quant aux problèmes soulevés.

Kevin Edmonds, de Hamilton, a été observateur bénévole de l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti pendant une semaine lors des élections. Le 1er décembre, le Toronto Star publiait une lettre d’opinion qu’il a écrite avec M. Annis, Don't blame Haitians for election fiasco (Ne blâmez pas les Haïtiens pour le fiasco des élections).

« Oui, nous avons vu des choses terribles le jour des élections, déclare Edmonds. Mais quand on prive tant de personnes de leur droit de vote, on ne peut les blâmer du terrible cafouillis qui en découle. »

Jean St-Vil, porte-parole d’origine haïtienne de CHIP à Ottawa, fait une analogie : « Les élections de 2010 en Haïti sont comme un examen à choix multiples où un maître d’école cynique – ici, le superviseur étranger – exhorte ses élèves à faire le bon choix, même s’il sait très bien qu’il a omis la seule réponse correcte : aucun de ces candidats. »

CBC rapporte qu’Haïti sera bientôt aux prises avec un tsunami de choléra. « Pourquoi, s’interroge M. Annis, a-t-il fallu à la Croix-Rouge canadienne – intervenant quasi gouvernemental – six semaines après l’éclosion du choléra pour mettre sur pied un nouvel hôpital de campagne afin de traiter et prévenir la maladie? »

« C’est à vaste échelle que les besoins humanitaires ne sont pas comblés en Haïti et il semble que cela préoccupe bien peu d’élus à Ottawa. »

Le groupe affirme que la gravité de la crise humanitaire en Haïti est imputable en bonne partie à l’embargo contre le gouvernement de Jean-Bertrand Aristide, élu en 2000, et à son renversement en février 2004 avec l’appui des É.-U., du Canada et de la France.

Depuis le séisme, le Canada a promis au moins 58 millions $ pour équiper la police et les prisons d’Haïti.

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