L’ancien ministre Jean Fritz Jean-Louis, auditionné sur le dossier des 7 « mercenaires » étrangers arrêtés puis libérés

Par Alter Presse, Haïti, publié le 22 août 2019 

L’ancien ministre, délégué auprès du premier ministre, chargé des questions électorales, Jean Fritz Jean-Louis, a répondu, le mercredi 21 août 2019, aux questions du juge d’instruction, près le tribunal civil de Port-au-Prince, Jean Osner Petit Papa, sur le dossier des 7 « mercenaires » étrangers arrêtés, à Port-au-Prince, en possession d’armes lourdes, par la police, dans l’après-midi du dimanche 17 février 2019, puis transférés dans l’après-midi du mercredi 20 février 2019 vers les États-Unis d’Amérique, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse. 

Jean Fritz Jean-Louis n’a fait aucune declaration à la presse, à l’issue de son interrogatoire par le cabinet d’instruction. 

L’ancienne directrice générale du Service métropolitain de collecte des résidus solides (Smcrs), Magalie Habitant, a été aussi entendue, le 13 août 2019, au cabinet du même juge d’instruction, dans le cadre de ce dossier. 

Ensuite, le cabinet d’instruction avait ordonné à la direction générale du service de l’immigration et de l’émigration d’interdire Magalie Habitant de quitter le territoire national, par les voies terrestre, maritime et aérienne, dans une ordonnance en date du mercredi 14 août 2019. 

Des présomptions de complicité pèseraient sur la concernée, dans le cadre de cette affaire. 

Magalie Habitant serait l’ancienne propriétaire de l’un des deux véhicules, ayant servi au transport du « commando » étranger lourdement armé. 

Elle aurait cédé, le 28 août 2018, un véhicule à l’ancien ministre délégué, auprès du premier ministre, chargé des questions électorales, Jean Fritz Jean-Louis. 

Les 7 étrangers, lourdement armés, ont été arrêtés en flagrant délit par la Police nationale d’Haïti (Pnh), sur le sol national, dans les parages de la Banque de la République d’Haïti (Brh), le dimanche 17 février 2019. 

La plupart de ces présumés délinquants, de nationalité étrangère, ont laissé le pays trois jours plus tard, soit le mercredi 20 février 2019, au mépris de la Constitution et des lois de la république, avait déploré le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire