Les facultés de droit dans trois grandes universités américaines exigent des poursuites contre les autorités, responsables ou complices de violations de droits humains en Haïti

Par Alter Presse, Haïti,  publié le 19 février 2021 

Global Justice Clinic, New York University School of Law, International Human Rights Clinic, Harvard Law School et Lowenstein International Human Rights Clinic, Yale Law School exigent des enquêtes et poursuites contre les responsables de violations flagrantes des droits humains, qui auraient été commises par ou avec le soutien du gouvernement haïtien, dans une lettre en date du 17 février 2021, adressée au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu), dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. 

Ces facultés de droit dans trois grandes universités américaines appellent le Conseil de sécurité de l’Onu à demander la libération immédiate de toutes celles et de tous ceux, qui sont toujours arbitrairement détenus en relation avec les arrestations du dimanche 7 février 2021, date d’expiration du mandat constitutionnel de Jovenel Moïse. 

Ces arrestations ont été ordonnées par le pouvoir en place, prétextant un coup d’État contre le président de facto Jovenel Moïse. 

Le Conseil de sécurité des Nations unies est aussi encouragé à affirmer clairement le droit du peuple haïtien à l’autodétermination. 

« Les Nations unies ne devraient ni insister, ni soutenir des élections, sans preuve de mesures concrètes pour garantir qu’elles soient libres, équitables, inclusives et qu’elles ne soient pas sapées par des attaques contre l’opposition politique, les médias et la société civile haïtienne ». 

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit veiller à ce que les Nations unies s’abstiennent de fournir un soutien politique, technique ou financier pour le référendum anticonstitutionnel de Jovenel Moïse. 

Ces facultés de droit dans trois grandes universités américaines exhortent également le Conseil de sécurité de l’Onu à réaffirmer le droit de manifester pacifiquement en Haïti, à appeler Jovenel Moïse et les forces de sécurité haïtiennes à respecter ce droit et à condamner les récentes violences contre les manifestants et les journalistes. 

Ces facultés de droit dans trois grandes universités américaines avaient déjà appelé le président américain Joseph Robinette (Joe) Biden à condamner les attaques de Jovenel Moïse contre les institutions constitutionnelles d’Haïti.