De nouvelles mobilisations annoncées pour le 1er janvier 2021 contre l’insécurité en Haïti

Par Alter Presse, Haïti, publié le 31 décembre 2020 

Regroupées au sein de la structure dénommée « Groupe d’initiative de la marche pour la vie », plusieurs organisations sociales et personnalités projettent de manifester à nouveau, contre l’insécurité généralisée, dont le kidnapping (enlèvements et séquestration de personnes), à l’occasion de la célébration du 217e anniversaire de l’Indépendance d’Haïti, le vendredi 1er janvier 2021, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse. 

« La liberté de circuler nous a été confisquée par le régime du Parti haïtien tèt kale (Phtk) au pouvoir », déplore le syndicaliste Josué Mérilien, coordonnateur général de l’Union nationale des normaliennes et normaliens d’Haïti (Unnoh). 

La mobilisation contre les actes de criminalité et de kidnapping dans le pays devrait démarrer devant l’École normale supérieure (Ens) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), au centre-ville de Port-au-Prince, après une soupe populaire ainsi qu’un débat, qui sera animé par l’historien et géographe Georges Eddy Lucien et l’économiste Camille Chalmers. 

938 personnes ont trouvé la mort pendant l’année 2020, à cause de l’insécurité qui sévit dans le pays, d’après le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh). 

185 personnes ont été tuées dans divers massacres. Ce chiffre ne prend pas en considération les massacres commis au Bel Air, souligne le Rnddh. 

L’organisme de défense des droits humains estime que l’année 2020 a été catastrophique sur le plan des droits humains. 

Le directeur exécutif du Rnddh, Pierre Espérance, demande aux citoyennes et citoyens de participer à la défense des droits humains, une façon d’assurer leur sécurité et celle de leurs voisines et voisins. 

2021, une année de mobilisations, annonce l’opposition 

2021 sera une année de combat et de mobilisation en faveur du changement, annonce le coordonnateur national du parti politique Inifòs, Paul Denis. 

Inifòs appelle toutes les forces vives du pays à se mettre ensemble, pour jeter les bases d’une nouvelle Nation, après le départ du président Jovenel Moïse. 

Pour sa part, le Secteur dit démocratique et populaire invite la population à multiplier les mobilisations anti-gouvernementales, pour faire respecter la Constitution haïtienne. 

La gestion du pays par le pouvoir en place a été une catastrophe sur le plan institutionnel, économique, judiciaire, sécuritaire, entre autres, fustige le Secteur démocratique et populaire. 

L’année 2021 s’annonce difficile, avertit, de son côté, le regroupement des citoyennes et citoyens Nou p ap dòmi, qui a aussi dressé un bilan négatif pour l’année 2020, marquée, dit-il, par la corruption, le kidnapping et divers massacres dans le pays. 

La structure citoyenne dénonce les intimidations du pouvoir en place à l’encontre des organisations et personnalités, qui critiquent ses dérives. 

Le gouvernement ne cesse point de prendre des décrets pour piétiner les acquis démocratiques du peuple haïtien, condamne Nou p ap dòmi.