Des secteurs concernés recommandent un rééquilibrage des pouvoirs exécutif et législatif

Par Alter Presse, Haïti, le 6 avril 2018

Des secteurs, concernés par l’amendement constitutionnel, souhaitent un rééquilibrage des pouvoirs exécutif et législatif, indique un rapport d’étapes sur les consultations, effectuées auprès de différents secteurs de la vie nationale, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

L’emmêlement desdits pouvoirs, qui crée une absence de contrôle, serait à la base de la majorité des maux du pays, estiment ces secteurs, dans ce rapport, en date du 29 mars 2018, intitulé « ce que pense la nation » élaboré par une Commission parlementaire spéciale chargée de travailler sur l’amendement constitutionnel, titré , ils estiment que . Il conviendrait de privilégier des mécanismes légaux, pour la résolution des conflits entre les pouvoirs exécutif et législatif.

Les secteurs constatent également une trop grande implication du pouvoir législatif dans la construction de l’État nation.

Le pouvoir, que détient le législatif, donnerait lieu à une impasse institutionnelle.

L’un des problèmes majeurs de la société est la crise de confiance. Crise de confiance à l’égard de l’autre, du vivre ensemble, de l’avenir commun.

Cette crise de confiance représente un facteur déterminant, en ce qui a trait aux difficultés des actrices et acteurs à se référer à la Constitution, souligne le rapport.

Les montages institutionnels et leurs mécanismes de participation, le dysfonctionnement des pouvoirs, la défaillance du pouvoir central pour assurer une décentralisation véritable, le pouvoir hypothéqué du système judiciaire, la latitude de certains agents publics de se servir, en toute impunité, de leur position pour régler des comptes personnels de sa position : autant de problèmes, exposés dans le rapport et qui empêcheraient l’application intégrale de la Constitution de 1987.

Depuis son adoption, le edimanche 29 mars 1987, la Constitution n’a jamais été d’application institutionnelle pertinente, en tant que document de référence de l’organisation de l’État.

Face aux anomalies, enregistrées dans la Constitution, qui produisent un dysfonctionnement des pouvoirs, la majorité des personnes - ayant participé aux discussions, dans le cadre du processus d’amendement, ont fait mention d’un déséquilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif, relève le document.