La commission de désarmement annoncée par le pouvoir serait une façade, selon la Fondasyon je klere

Par Alter Presse, Haïti, publié le 29 novembre 2018 

La mise en place de la commission de désarmement constitue une façade, souligne l’organisation des droits humains, la Fondasyon je klere (Fjkl) 

Cette commission ne résoudra pas le problème de la violence armée qu’affronte la population, avance Fjkl, dans un communiqué en date du 28 novembre 2018 dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. 

Dans son adresse à la nation en date du mercredi 21 novembre 2018, le président Jovenel Moise a annoncé avoir passé des instructions pour la réactivation de la commission nationale de désarmement et de réinsertion, suite aux récentes mobilisations anti-gouvernementales. 

Le programme ’’Désarmement démobilisation et réinsertion (Dsr)’’, mis en place en 2004 par la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) avec le colonel Antoine Athouriste comme secrétaire exécutif, a été ’’un cuisant échec’’, rappelle Fjkl. 

La deuxième expérience de désarmement conduite jusqu’en 2011 n’a pas connu de meilleurs résultats, signale-t-elle. 

Comme solution durable au phénomène d’insécurité, Fjkl recommande la création ou le renforcement du service de renseignement national et l’organisation de la structure d’enregistrement et de contrôle des armes à feu sur l’ensemble du territoire national ainsi que le contrôle rigoureux des compagnies de service de sécurité privée. 

Elle propose le renforcement du contrôle des frontières et des ports pour fermer la vanne alimentant le marché national via le marché informel en armes et en munitions et la consolidation de la capacité institutionnelle et opérationnelle de la Police nationale d’Haïti (Pnh). 

Elle préconise la révision de la législation sur les armes à feu et l’élimination de la pratique des milices d’autodéfense armées et le démantèlement des gangs armés. 

La Fondasyon je klere demande que soient prise en compte Doivent être prises en compte la réalisation dans les quartiers populaires de projets socio économiques à impact rapide et la réduction des inégalités sociales par la mise en place de politiques publiques axées sur la lutte contre la corruption, la contrebande et l’évasion fiscale. 

La Fondasyon Je klere appelle au renforcement de l’indépendance et de la capacité du pouvoir judiciaire par la formation continue des Magistrats. 

¨Il faut un système d’inspection judiciaire efficace, l’adoption de code d’éthique et de conduite pour les Magistrats, des sanctions exemplaires contre les Magistrats corrompus, insiste Jkl.