Amnistie Internationale préoccupée par le viol collectif commis par des militaires uruguayens sur un jeune haïtien.

Amnistie Internationale préoccupée par le viol collectif commis par des militaires uruguayens sur un jeune haïtien:  le gouvernement uruguayen pressé de favoriser des enquêtes impartiales et indépendantes.


Londres, 14 septembre 2011- (AHP)-

http://www.alterpresse.org/spip.php?article11550

L'organisation de droits humains, Amnistie Internationale a exprimé mecredi  ses préoccupations face au viol collectif commis par des militaires uruguayens de la Minustah sur un adolescent haïtien, à Port Salut (sud).

La Minustah a été déployée en Haïti en vue, entre autres, de protéger la population civile en proie à la violence physique, appuyer les institutions et organisations haïtiennes dans leurs efforts de promotion et de protection des droits humains.

"La commission d’actes comme celui impliquant les casques bleus uruguayens porte atteinte non seulement a la dignité  humaine mais est contraire aux règles des droits humains en vigueur en Uruguay, contraire aux engagements pris par ce pays en envoyant ses troupes en Haïti", a souligné  Amnistie internationale.

Elle a fait savoir que c’est en période de crise, en situation d’urgence que les droits humains sont le plus vulnérables.

"C’est aussi dans ces circonstances que tous les acteurs y compris les casques bleus doivent redoubler d’efforts pour empêcher les violations des droits humains et garantir le respect de ces droits tels que le requièrent les institutions internationales oeuvrant dans ce domaine, souligne encore Amnistie.

D’autre part, a-t-elle fait remarquer les acteurs impliqués dans la distribution de l’aide alimentaire doivent intégrer dans leur programme, la prévention de toutes les formes de violence, en particulier, la violence sexuelle et les réponses à y apporter.

Les fonctionnaires et tout autre employé opérant pour le compte des nations unies doivent éviter à tout moment  de commettre des actes s’apparentant à l’exploitation ou à des abus sexuels, à des activités sexuelles avec des personnes de moins de 18 ans en échange d’argent, d’emploi, de biens ou services.

Amnistie Internationale souligne qu'il est interdit aux soldats des nations unies de porter atteinte à la dignité physique, sexuelle ou psychologique de la population locale, spécialement les femmes et les enfants.

Elle  appelle les autorités uruguayennes à faciliter l’ouverture d’enquêtes indépendantes, impartiales et exhaustives nécessaires pour faire le jour sur cette affaire.

"S’il est prouvé que le jeune Johnny Jean a été violé par des casques bleus uruguayens, le gouvernement uruguayen doit s’assurer que les auteurs du viol répondent de leurs actes devant un tribunal.

Une fois le viol confirmé et les responsabilités établies, l’état uruguayen doit s'assurer que la victime reçoive un dédommagement pour les préjudices subis, termine Amnistie Internationale.