Communiqué de presse :
Le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unis, à travers sa visite en Haïti, doit prendre la responsabilité de l’epidémie du choléra
13 Février 2012
A Contacter: Mario Joseph, Av., Bureau des Avocats Internationaux, (en Haïti), mario@ijdh.org, +509-33701-
9879 (Français, Créole, Anglais); Brian Concannon, Jr., Esq., Institute for Justice & Democracy in Haiti, brian@ijdh.org, +1-541-
263-0029 (Anglais, Français, Créole); Maria-Elena Kolovos, Bureau des Avocats Internationaux (en Haïti), mariaelena@ijdh.org,
+509-4704-6173 (Anglais)
Les Nations Unis doivent évaluer les conséquences de son inaction et prendre au premier plan la responsabilité pour éradiquer l’epidémie du choléra en Haïti
Lundi, 13 Février 2012, à Port-au-Prince, Haïti et à Boston, USA — Le Bureau des Avocats Internationaux (BAI) et l’Institut pour la Justice et la Démocratie en Haïti (IJDH) qui travaillent sur les Droits Humains en Haïti demandent aux membres du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unis (ONU) qui visitent Haïti cette semaine d’évaluer les conséquences du refus de l’ONU d’assumer la responsabilité d’avoir introduit l’épidémie du choléra en Haïti à travers les soldats de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), en fonction des décès et de la souffrance du peuple Haïtien, et de la perte de réputation des Nations Unis. Le BAI et l’IJDH représentent plus de 5,000 victimes de l’épidémie du choléra qui a déjà tué plus de 7,000 Haïtiens et infectée plus de 500,000 depuis Octobre 2010, et qui continue sa course à travers le pays. Cette épidémie est devenue la plus grave du monde.
Le rapport des experts commissionnés par l’ONU elle-même corrobore “la preuve indéniable” qui démontre que ce sont les soldats de la MINUSTAH qui ont introduit la bactérie du choléra en Haïti. Néanmoins, les Nations Unis refusent d’assumer la responsabilité de l’introduction de l’épidémie à cause d’une “confluence des facteurs,” c’est-à-dire les faiblesses des systèmes de santé et d’installations sanitaires Haïtiennes, qui facilitent la propagation du choléra à travers la population Haïtienne.
“Les membres du Conseil de Sécurité devraient visiter les victimes de choléra – les enfants qui ont perdu leurs parents, les familles qui ont dépensé tous leurs avoirs dans le traitement et les funérailles, particulièrement les communautés les plus vulnérables, les plus touchées par cette maladie,” a déclaré Mario Joseph, Avocat et Directeur du BAI. “Je suis confiant que, si les membres du Conseil de Sécurité voyaient les frais occasionnés par l’épidémie importée par la MINUSTAH et supportés par le peuple Haïtien, ils feraient tout pour fournir l’accès à l’eau potable et à la sanitation nécessaire pour stopper l’épidémie. Dans le cas contraire, l’épidémie continue sa course et les décès vont continuer à multiplier.”
“Un juge ne pourrait jamais accepter la défense appelé ’confluence des facteurs.’ Mais, les Nations Unis assurent qu’un juge n’aura jamais l’opportunité de les juger pour leur mauvais comportement,” dit Brian Concannon, Directeur de l’IJDH. “Le fait que l’ONU s’échappe au contrôle de la loi subvertit gravement sa mission, notamment la promotion des Droits Humains et les règles de droit en Haïti et à travers le monde.” Concannon ajoute que “l’épidémie du choléra introduit par les soldats de la MINUSTAH est un exemple des dangers associés à l’impunité. Seule une organisation qui n’a pas peur des conséquences de cette introduction criminelle de la bactérie tellement dangereuse du choléra en Haïti pourrait agir de la sorte avec une imprudence, voire une telle négligence.”
Un film sur l’épidémie du choléra et les souffrances du peuple haïtien sera projeté sur Facebook : www.fb.com/fighttheoutbreak.
Pour y accéder ou pour plus d’information sur le choléra, y compris les documents sur le dossier, veuillez visiter la page web : www.IJDH.org.


