Des institutions internationales de droits humains dénoncent le support des États-Unis au régime du Phtk

Écrit par AlterPresse, Haïti, publié le 27 juin 2022 

Les cliniques internationales de droits humains, dont International human rights clinic/Harvard law school (Ihrc), Lowenstein international human rights clinic Yale law school et Global justice clinic, dénoncent le support des États-Unis d’Amerique au régime du Parti haïtien tèt kale (Phtk), dans une déclaration commune dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. 

Ce soutien étasunien contribuerait à renforcer le pouvoir dudit parti, impliqué dans des violations graves de droits humains, et à augmenter l’impunité en Haïti, soulignent ces cliniques de droits humains. 

« Après l’échéance, en 2021, du mandat du président Jovenel Moïse, les États-Unis avaient continué à le supporter, pour rester au pouvoir, malgré l’implication de son administration dans les violences de gangs et ses actions posées pour démanteler les institutions gouvernementales, qui sont là pour contrôler le pouvoir exécutif », critiquent ces cliniques de droits humains. 

« Certaines personnes considèrent que c’est le soutien des États-Unis au premier ministre Ariel Henry, qui empêche le pays de trouver une solution à la crise politique ». 

Ces institutions fustigent l’insistance des États-Unis à permettre au régime du Phtk d’intégrer tout gouvernement de transition en formation. 

« Cela retire effectivement tout ce qui pourrait pousser Ariel Henry à engager un dialogue pour restaurer la démocratie ». 

Le président américain Joseph Robinette Biden dit Joe Biden avait reçu le premier ministre de facto Ariel Henry au 9e sommet des Amériques, du 6 au 10 juin 2022 à Los Angeles, alors qu’il n’avait pas invité d’autres dirigeants de la région, estimant que ces derniers ne respectent pas la démocratie, rappellent-elles. 

Cuba, Venezuela et le Nicaragua ont été exclus de ce sommet des Amériques. 

Le président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, avait refusé d’y participer, en signe de protestation. 

Les cliniques internationales de droits humains appellent donc les États-Unis à suspendre leur soutien à Ariel Henry et leur ingérence dans la négociation politique en Haïti. 

Cette action permettrait la mise en place d’une transition, que les Haïtiennes et Haïtiens auront à diriger dans la démocratie, préconisent-elles. 

Ces institutions internationales de droits humains demandent aux autorités américaines de prendre des mesures urgentes, pour mettre un terme aux violences et à l’insécurité perpétrées en Haïti, notamment les menaces contre les défenseurs de droits humains. 

Elles appellent le gouvernement américain à appliquer des lois sur le trafic d’armes et à soutenir les enquêtes haïtiennes sur les violations des droits humains.