Des milliers de personnes manifestent à Port-au-Prince

Le 15 juillet: Des milliers de personnes manifestent à Port-au-Prince pour réclamer le retour de l'ancien président Aristide ainsi que la démission du président René Préval et du CEP

Port-au-Prince, le 15 juillet 2010 - (AHP) – Des milliers de membres et  partisans  de l’organisation politique Fanmi Lavalas ont  manifesté ce jeudi à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province en vue entre autres, de célébrer le 57ème anniversaire de leur leader Jean Bertrand Aristide qui vit en exil forcé en Afrique du Sud.

Les manifestants qui ont traversé plusieurs quartiers de la capitale scandaient des slogans défavorables au president René Préval et au Conseil electoral provisoire dont ils ont reclame une nouvelle fois le depart réclamaient également le retour de leur leader dans le pays.

Ils ont accusé le chef de l'Etat de piétiner la constitution, de tout entreprendre pour maintenir l'ancien president Aristide en exil et de vouloir organiser des elections sur mesure.

Quant aux conseillers électoraux , ils ont ete accusés d'être des marionnettes et des instruments   de l'exclusion, allusion à la decision jugée arbitraire du Conseil électoral d'exclure pour des motifs politiciens l'organisation politique considérée comme majoritaire du pays.

La coordonatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas, le docteur Maryse Narcisse, en a profité pour lancer un mobilisation totale et générale en vue de forcer le président René Préval à quitter le pouvoir.

Maryse Narcisse, a une fois de plus réclamé l’intégration de Fanmi Lavalas dans le processus électoral avec  un autre CEP.

Pour René Civil, également dirigeant de Fanmi Lavalas, les populations victimes du séisme du 12 janvier et qui vivent sous des tentes ont intérêt às dans le cadre de  la mobilisation générale car, dit-il, leur sort restera inchangé tant que l’équipe en place restera au timon des affaires.

Le pouvoir est vendu, le pays est vendu, a lancé  René Civil, qui dit espérer qu’Haïti retrouve sa souveraineté tout en  condamnant ce qu'il appelle  l'’attitude arrogante d’Edmond Mullet, chef civil de la Mission des nations Unies pour la Stabilité d’Haïti (Minustah) qu'il accuse de tout dicter aux autorités haïtiennes

"Le chef de l’Etat n’est qu’un intendant qui agit dans l’ombre du diplomate guatémaltèque", a-t-il denoncé.

Pour l’ancien délégué départemental, Jacques Matelier, le peuple haïtien doit rester mobilisé  pour obtenir à la fois le départ du CEP, la démission du chef de l’Etat et  le retour du président Aristide dans son pays.

Des milliers de personnes avaient déjà gagné les rues mardi à Port-au-Prince et dans au moins 3 villes de province pour exiger le départ du chef de l'Etat et du CEP.