Des organisations de la société civile réclament la démission du directeur a.i de la Police nationale d’Haïti

Par Esdra Jeudy, Le National, édition du  8 au 11 octobre 2021 

Plusieurs organisations de la société civile notamment le Rasanbleman kont enpinite et L’Institut national d’observation d’Haïti, ont exprimé leurs inquiétudes face à l’augmentation vertigineuse de l’insécurité, qui mine le quotidien de la population et qui paralyse le bon fonctionnement de nombreuses activités, spécialement dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. 

La situation d’insécurité qui prévaut dans le pays ces derniers temps n’épargne personne. Cette réalité ne laisse évidemment pas indiffèrent des organisations de la société civile, qui à juste titre, sont montées au créneau pour dénoncer la passivité, estiment-elles, que fait montre des autorités face à la dégradation de la situation sécuritaire. 

Léonard Jean Renald, président de Rasanbleman kont enpinite, demande au Premier ministre Ariel Henry de procéder au limogeage du directeur général a.i de la Police nationale d’Haïti, qui souligne-t-il, ne fait qu’essuyer des échecs face aux chefs de gang. Il prend en exemple pour corroborer ses propos, l’opération du 12 mars écoulé à village de Dieu qui a couté la vie a plus de cinq policiers du corps spécialisé SWAT, et celle qui s’est déroulée récemment à Martissant, où un policier de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) a été tué et un autre porté disparu. 

Selon M. Leonard Jean Renald, la présence de Léon Charles aux commandes de l’institution policière expose la population à encore plus en danger. Son incapacité à instaurer la sécurité dans le pays facilite la prolifération et les actions des bandits, qui rançonnent et séquestrent les citoyens sans s’inquiéter de la Police nationale, a-t-il martelé. 

En cas d’inaction du chef de la Primature, le président de (RKE) invite l’ensemble des organisations de la société civile, notamment le secteur religieux victime ces derniers temps du kidnapping, à faire front commun pour pousser les autorités concernées entendre la raison.