Exposition au Champ-de-Mars de photos de personnes assassinées

Écrit par Oberde Charles, Le National, Haïti, publié le 7 juillet 2022 

Des militants regroupés au sein de la Force radicale des militants du Champ-de-Mars (FRMC) ont organisé, ce mercredi 6 juillet 2022, une exposition de photos de diverses personnalités assassinées ces dix dernières années. Ils ont en outre annoncé une marche pacifique durant la journée du 7 juillet 2022 pour dénoncer l'insécurité et l'injustice. 

« Nous sommes réunis ici aujourd'hui dans le but de présenter à la société un ensemble de personnages de divers secteurs assassinés durant les dix ans du régime PHTK », a révélé l'un d’eux. Ils ont cependant rappelé les massacres de La Saline, de Bel-Air, les tueries à répétition à l'entrée sud de la capitale. 

Dans le cadre de cette activité, des dizaines de photos, de militants politiques dont celles de Tiblan Tatoune, d’Antoinette Duclaire et de plusieurs autres ont été affichées. Le public pouvait également se recueillir devant les photos de Me Monferrier Dorval, de Guerby Geffrard, de Diego Charles, d'Évelyne Sincère et de plusieurs autres personnes assassinées ces 11 dernières années. 

Par rapport à la journée du 7 juillet fériée et consacrée à la première commémoration de l'assassinat du feu Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, ces citoyens ne valident pas la décision du gouvernement. « Jovenel Moïse a contribué à l'instabilité du pays. Il a ouvert nos ports à un groupe d'hommes de la classe politique et économique,  pour faire rentrer les armes illégalement sur le territoire », a soutenu l'un d’eux.  Par conséquent,  ces militants veulent à leur tour programmer cette journée pour marcher contre l'insécurité et dénoncer les divers cas d'injustice dont est victime la population. 

Selon eux, l'assassinat de Jovenel Moïse constitue cette goutte d'eau qui a renversé le vase de l'insécurité dans le pays. 

Comme recommandations, les militants de la force radicale du Champ-de-Mars exigent le retour à la normale des activités dans les zones de non-droits, le dialogue entre les divers secteurs de la société pour trouver une solution à la crise et le renforcement de la justice pour le bon fonctionnement de l'État.