Grève respectée contre la vague d’insécurité

Par Thomas Péralte, Haïti Liberté, édition du 20 au 26 octobre 2021 

La vague d’insécurité a enregistré de nombreux cas d’enlèvements. A cet effet, plusieurs syndicats des transports publics, entre autres l’Association des Propriétaires et Chauffeurs d’Haïti (APCH) et le Mouvement Unifié des Transporteurs d’Haïti (MUTH), ont appelé à une grève générale contre le climat d’insécurité qui a décuplé les enlèvements et meurtres ces derniers mois. 

La grève a été respectée dans la capitale haïtienne, et certaines grandes villes du pays étaient complètement paralysées ce lundi 18 octobre. Et les activités étaient toujours au ralenti dans la capitale haïtienne le mardi 19 octobre et les portes des banques commerciales, des écoles et des bureaux publics sont restées fermées. Des barrages avaient été érigés dans plusieurs quartiers pour contraindre les automobilistes à respecter la grève. 

Par ailleurs 17 missionnaires, dont cinq enfants, ont été enlevés dans la commune de Croix de Bouquets, contrôlée par la bande des 400 Mawozo. 16 Nord-Américains et un Canadien composaient le groupe qui sortait d’un orphelinat, quand ils ont été enlevés samedi dernier 16 octobre. Une rançon de 17 millions de dollars est exigée en échange de la libération de ces missionnaires. 

Au cours de sa visite à Quito en Equateur, le chef de la diplomatie des Etats-Unis, Antony Blinken, a fait savoir au sujet de ces kidnappés que « Nous sommes concentrés sans relâche sur cette question », pour ajouter ensuite « Nous ferons tout notre possible pour aider à résoudre la situation ». 

Dans la même veine, une alerte de niveau 4 est publiée sur le site officiel de l’Ambassade des Etats-Unis en Haïti. Selon les autorités étatsuniennes, «Ne voyagez pas en Haïti en raison des cas d’enlèvement, de crime, de troubles civils et de COVID-19». 

Pour sa part, l’association des chauffeurs des produits pétroliers d’Haïti (ACPPH) a informé la population « qu’un arrêt de travail sera pris surtout le territoire national à partir du 21 octobre 2021 », en signe de protestation contre le phénomène de l’insécurité, en particulier le kidnapping, qui prive les citoyens de toute liberté.