Johnny Jean identifie, devant un juge à Montevideo, les casques bleus onusiens qui l'ont violé à Port-Salut

Jean identifie, devant un  juge à Montevideo,  les casques bleus onusiens qui l'ont violé à Port-Salut

Agence Haitienne de Presse,Montevideo, le 10 mai 2012

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Le jeune port-salutain a éte entendu jeudi par le juge uruguayen Alejandro Guido et a identifié devant la cour, les casques bleus qu'il accuse de l'avoir violé dans une base de la mission ds nations-Unies en Haïti, à Port-Salut (sud)

A present, la Cour dispose d'un délai de deux mois pour decider si le cas merite que les casques bleus passent en justice

Un des avocats américains qui acompagnent le jeune homme a indiqué à l'issue l'audience aux journalistes, qu'il y a bien eu viol et qu'il y a une video et une évidence medicale pour le prouver

Johnny Jean était arrivé mercredi à Montevideo en compagnie de sa mère, de ses avocats et de l'ambassadeur itinérant uruguayen Romero Rodríguez, avait révélé avoir eté sodomisé par les soldats de la mission des nations-Unies en septembre 2011, après que le film de l'acte eut commencé à circuler sur le net.

La MINUSTAH qui s'était montrée reticente à faire cas de ce dossier au point de rapatrier aussitôt les accusés, avait dû en tenir compte  suite à des pressions et des manifestations organisées un peu partout et particulièrement dans le Sud.

Le gouvernement du président José Mujica a fait savoir par le biais du Ministère des Affaires etrangères, sa détermination à faire le jour sur  ce dossier.

Depuis son arrivée dans la capitale uruguayenne, le lieu où est logé Johnny Jean,  est tenu secret pour, selon les autorités urugyennes, le proteger de tout harcèlement de la presse.

Le gouvernement uruguayen a donné des garanties de sécurité à la presumée victime ainsi qu'à ceux qui l'accompagnent. Et les coûts de son voyage et de son séjour sont payés par le gouvernement, selon un communiqué officiel cité par l'agence espagnole EFE.

L'audience devrait commencer à 2heures (heure uruguayenne). Les présumés violeurs sont pour l'instant en "liberté conditionnelle", jusqu'à ce qu'aboutisse la procédure judiciaire. Et le témoignage de Johnny Jean est vital dans ce dosier.

Des casques bleus sont accusés dans de nombreux autres cas de viols et de  sévices sexuels contre des mineurs filles et garcons dans de nombreuses autres  regions du pays dont les Gonaïves.

Mais Dams la plupart, de ces cas, les accusés sont soit couverts, soit envoyés dans leurs pays ou font l'objet de jugements-bidon organisés par des militaires de l'a MINUSTAH.