Kri fanm Ayiti promeut les droits des femmes auprès des jeunes

Écrit par Vladimir Predvil, Le National, publié le 9 mars 2022 

En ce 8 mars 2022 marquant la Journée internationale des droits des femmes, l’organisation Kri fanm Ayiti ( Krifa), qui se donne pour tâche de défendre et de promouvoir les droits des femmes et des filles en Haïti, a procédé à la cérémonie de clôture de la deuxième édition du concours national de plaidoirie interscolaire sur les droits des Haïtiens, autour du thème « l' égalité des sexes pour un avenir durable ». « Comment le leadership de la femme haïtienne peut-il contribuer à combattre le réchauffement climatique et la réduction des risques et catastrophes naturelles en Haïti ? » a été la question commune aux 5 finalistes. 

Méthodiste de frère, Institution Marguerite Djouville, J’apprends Institution mixte privée de Thomassin et Lycée Benoît Batraville  sont les 4 écoles finalistes dudit concours. L’objectif de ce concours est de permettre aux jeunes écoliers de s’impliquer beaucoup plus en ce qui concerne les droits humains et les droits des femmes et des filles en particulier. Cela permettra aux jeunes d’assurer convenablement la relève générationnelle, a laissé comprendre la coordonnatrice générale de Krifa. Conjointement, elle dit croire qu'à travers ce concours, les jeunes finalistes ont beaucoup appris, et pourront parler de ce que c'est les droits des femmes dans leurs environnements respectifs. « Jeune d’aujourd’hui, adulte de demain. Nous, au niveau de Kri fanm Ayiti  nous croyons et nous nous embarquons dans la formation des jeunes, afin qu'ils soient amplement aptes pour mieux servir et desservir leur pays. Aujourd’hui, les jeunes ne pensent qu'à laisser Haïti pour se rendre aux pays étrangers nous devons leur apprendre à aimer le pays. Ils doivent avoir un sentiment d'appartenance afin qu'ils investissent dans le pays », a martelé Guerlyne Résidor, coordonnatrice générale de Krifa. Ainsi, suivant le verdict du jury, Christelle Sinface Fednaïne représentante de J’apprends institution mixte privée de Thomassin est sortie lauréate de ce concours de plaidoirie, suivie de Samie Michelove Jules de Méthodiste de frère  en deuxième position et Dorléan Laguerre du lycée Benoît Batraville est sortie troisième. «  Je suis très émue en ce moment. Je remercie la direction de mon école de m'avoir soutenue. En tant que jeune, je crois que l'avenir se présente devant moi, et ce n'est que le début. Je compte travailler et contribuer grandement pour le leadership féminin en Haïti pour favoriser son développement », a lancé fièrement la gagnante, en l’occurrence Christelle Sinface Fednaïne 

Intervenant en cette occasion, la représentante des Avocats sans frontières Canada ( AFSC ), Taïna Noster, a fait savoir que les femmes en tant qu'actrices clé ont beaucoup à faire dans les prises de décisions ayant rapport aux changements climatiques. « Voir des jeunes en particulier, des jeunes hommes s’impliquer dans cette lutte est encourageant, c'est un signe d'espoir et de foi en l'avenir. C'est ainsi l'occasion, pour l'AFSC, de renouveler ses engagements dans la lutte contre les violences basées sur les genres en Haïti et précisicément pour une meilleure intégration des femmes dans les sphères décisionnelles », a-t-elle déclaré en rappelant que la lutte pour la pleine intégration effective des femmes n'est pas seulement le combat des femmes ni des organisations de la société civile, de son avis, c'est le combat de chaque femme, homme et citoyen haïtien.