Écrit par Haïti Liberté, Édition du 11 au 17 octobre 2023
Le gouvernement de la République dominicaine par la voix du président Luis Abinader annonce pour le mercredi 11 octobre 2023, la réouverture partielle à 8h00 du matin de la frontière avec Haïti qu’il avait totalement fermé le 15 septembre dernier pour protester contre la construction d’un canal d’irrigation sur la rivière massacre.
Selon le porte-parole du Gouvernement de la République Dominicaine, Homero Figueroa, « cette ouverture partielle serait pour réactiver certaines exportations vers Haïti. Figueroa a fait état ce lundi des nouvelles mesures adoptées par le Conseil National de Sécurité, parmi lesquelles l’autorisation des Corridors Commerciaux Provisoires (CCP) à la frontière dominicaine-haïtienne.»
Selon Figueroa, « ces CCP seront ouverts sous de strictes mesures de contrôle militaire et auront un enregistrement biométrique obligatoire dans les provinces frontalières de Dajabón, Elías Piña, Inde-pendencia et Pedernales. Ils tentent ainsi de faciliter le commerce de produits essentiels tels que la nourriture et les médicaments, notamment pour les nourrissons. »
Cependant, ce que le gouvernement dominicain ignore encore, c’est que le peuple haïtien a déjà pris sa nette résolution de ne plus consommer les produits dominicains et c’est ce qui explique la construction du premier canal et l’ouverture du marché frontalier de Ouanaminthe le 6 octobre 2023 dernier.
Pour rappel, le gouvernement dominicain n’a jamais autorisé aux ressortissants d’acheter les produits haïtiens. En fait, il n’y avait aucun échange commercial entre les deux pays puisque le marché fron-talier du coté haïtien n’a jamais été en fonction, sauf celui de Dajabon servant la république domini-caine.
Ce sont les résidents de Ouanaminthe qui décident eux-mêmes de ne plus se rendre sur le territoire voisin pour les transactions commerciales au profi t unique de la classe dirigeante dominicaine.
En signe d’exemple, le dimanche 8 et lundi 9 octobre 2023, des haïtiens avaient pris la résolution ultime de bloquer la barrière frontalière du côté haïtien. Mais il faut bien le préciser, cette décision ne relève pas du gouvernement haïtien, mais bien du peuple souverain luttant pour faire respecter sa dignité et sa fi erté haïtienne qui a décidé.
Abinader peut bien ouvrir la barrière du côté dominicain, mais les haïtiens n’ouvriront pas de leur côté. Notre seule et unique option est la poursuite de la construction du canal. C’est un exemple que le peuple haïtien veut tracer pour donner une réponse adéquate au gouvernement raciste de Luis Abinader.


