La Celac a exigé le dialogue et non une option militaire

Publié par Haïti Luberté, édition du 20 au 26 mars, 2024 

Le président hondurien a déclaré que sous aucune excuse ne devrait être autorisée en Haïti une action militaire qui viole le respect de l’autodétermination du peuple. 

La présidente du Honduras, Xiomara Castro, à la tête de la présidence pro tempore de la Commu-nauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), a exigé samedi une action immédiate pour résoudre la crise en Haïti, car elle menace la paix régionale et a rejeté l’option d’intervention militaire dans ce pays des Caraïbes. 

La présidente, après avoir convoqué vendredi dernier une réunion d’urgence avec ses homologues de Colombie et de Saint-Vincent-et-les Grenadines, Gustavo Petro et Ralph Gonçalvez, membres du conseil d’administration de l’organisation régionale, a promu la création d’une Coopération et de Dialogue Politique pour Haïti. 

Le Hondurien a souligné dans une déclaration que les membres de la Celac sont « obligés » de res-pecter la Déclaration de Kingston et qu’ils ne doivent « sous aucune excuse » « permettre une action militaire qui viole le principe de non-intervention et de respect de l’autodétermination des pays » 

Selon la Déclaration de Kingston, signée le 3 mars, les membres de la Celac ont souligné lors du sommet tenu deux jours plus tôt à SaintVincent-et-les Grenadines que « la crise actuelle nécessite une solution menée par Haïti qui englobe un large dialogue entre la société civile et les acteurs politiques. « Face à la crise prolongée de l’État haïtien aggravée par l’assassinat du Président Jovenel Moise en 2021, par la violence qui affecte actuellement le peuple haïtien et considérant qu’il est urgent de déterminer son sort, Castro a décidé de convoquer une réunion « extraordinaire » par exemple, lundi prochain pour la mise en oeuvre et le suivi des actions en faveur d’Haïti. Haïti, le pays le plus pauvre d’Amérique, reste plongé dans une vague de violence menée par des gangs armés qui contrôlent une grande partie du territoire national et qui a conduit le Premier ministre, Ariel Henry, à démissionner et à quitter le pays en attente de déploiement d’une mission ultinatio- nale de soutien à la sécurité qui sera dirigée par le Kenya et approuvée par l’ONU. 

«  La Celac apportera tout le soutien nécessaire et inconditionnel à Haïti, le premier peuple indé-pendant de notre Amérique latine et des Caraïbes », a déclaré Xiomara Castro dans le communiqué.