La hausse de la criminalité dnas le pays,notamment à Port-au-Prince

La hausse de la criminalité dans le pays,notamment à Port-au-Prince

Agence Haitienne de Presse, le 16 mars 2012

De nombreux secteurs de la societé haitienne se déclarent très préoccupés par la recrudescence de la criminalité dans le pays, ces dernières semaines. Suivant un rapport du RNDDH (Réseau National de Défense de Droits Humains), entre le 1er janvier et la mi-mars, plus de 140 personnes ont été tuées dont 130 par balles.

Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva estime qu'il y a des secteurs qui profitent d'une certaine remontée de l’insécurité pour présenter la situation de manière aggravée.

M. Delva a aussi fait savoir que les actes de criminalité qui se produisent dans le pays pourraient avoir des rapports directs ou indirects avec la dernière opération menée par les forces de l’ordre qui ont procédé à la saisie d'environ 300 kilos de cocaïne d’une valeur de plus de 2.5 millions de dollars.

Il a aussi avancé  des casd'attaques ciblées  et des conflits armés entre bandes rivales soulignant que certaines fois, des cadavres restent à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti sans être réclamés. Ce sont, pour la plupart, selon lui, des jeunes tués dans le cadre de conflits armé, a-t-il dit.

Réginald Delva a dit comprendre les préoccupations de la population mais a donné la garantie que les autorités travaillent à créer un climat de paix durable. Au nombre des mesures envisagées, le secrétaire d’Etat à la sécurité publique parle d’un redéploiement des forces de polices qui, dit-il, sot appelées à être plus vigilantes.

M. Delva a cependant  fait savoir qu’à la secrétairerie d’Etat à la sécurité publique, il n’est pas question de se cacher derrière  les crises politiques comme prétexte pour expliquer la recrudescence de l’insécurité.

Nous travaillons à comprendre les causes profondes du phénomène en vue d’y apporter des solutions durables. Il appelle tous les acteurs à jouer leur partition, rappelant cependant  que sans des moyens adéquats, il sera difficile d’atteindre les objectifs visés.

Pour ce qui a trait aux anciens militaires et à de leurs recrues,  Réginald Delva affirme que les discussions avec les autorités en vue de parvenir à une solution pacifique, vont bon train.

Ces hommes qui se réclament de la défunte armée et qui s’entraînent dans les anciennes bases des ex-FAd’H (Forces Armées d’Haïti) circulent en treillis militaires et armés mais sont sommés, en vain, de déposer les armes, même s'ils sont un peu moins visibles dans la capitale ces derniers jours .

Reginald Delva a fait savoir que, suivant un accord avec les autorités, ces citoyens n’auront pas, pour l’instant, à circuler en tenue militaire et armés. Les négociations se poursuivent en même temps qu’un inventaire est en train d’être fait pour connaitre les ressources humaines qui sont disponibles au niveau de ces camps.

Il est possible de saisir les opportunités qu’offre cette crise, a dit Delva, estimant que parmi les jeunes qui s’entrainent actuellement, il y en a qui ont choisi de ne pas intégrer des bandes armées, affirmant plutôt attendre, selon lui, la remobilisation de l’armée pour pouvoir servir leur pays.

Dans son dernier rapport, le RNDDH a fait savoir que la plupart des individus qui se retrouvent dans les anciennes bases des ex-forces armées ont des démêlés avec la justice et sont des évadés de prison.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html