Le code pénal qualifié d »amoral » par les évêques, « infâme » par les protestants, « scandaleux » par André Michel, entre en vigueur en 2022

Écrit par Rezo Nòdwès, Haïti, publié le 18 février 2022 

Si cet ‘infâme’ « Code pénal de Jovenel Moise » n’est pas rapporté dans le plus bref délai, le 25 juillet au plus tard, un ultimatum lancé par des pasteurs de sectes du protestantisme, les haïtiens devront dire adieu à tout déclenchement d’éventuelle procédure débouchant sur un procès Petro Caribe, écrit Rezo Nòdwès, le 8 juillet 2020. 

« Mèt André Michel, avoka pèp la, voye jete kòd Penal imoral Jovenel Moïse la ki lage Timoun 15 zan nan fè bagay, kote moun gendwa fè bagay ak bèt » a déclaré André Michel avec un air de désolation faisant le constat de l’état lamentable dans lequel le président Jovenel Moise cherche à entraîner tous les haïtiens. (flashback) 

TOUS LES DÉCRETS LIBERTICIDES PRIS PAR L’EX-APPRENTI-DICTATEUR JOVENEL MOISE DE JANVIER 2020 À 7 JUILLET 2021, SONT TOUJOURS EN VIGUEUR ! Toute cette levée de boucliers contre la publication du code pénal de Jovenel Moise, le 30 juin 2020, est, semble-t-il, pour rien. Ariel Henry, à l’instar de l’infâme président Sudre Dartiguenave, Occupation de 1915, obéit aveuglement comme un homme sans foi ni loi, aux ordres qui lui sont passés. 

Malgré l’ultimatum lancé le 8 juillet 2020, par des pasteurs de sectes du protestantisme pour le report purement et simplement du code pénal qu’ils ont qualifié d' »infâme », la représentante de l’ONU en Haiti, Sandra La Lime a rappelé vendredi 18 février 2022 devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, que ce fameux texte contesté par la majorité des haïtiens, mais cher au PHTK et ses alliés locaux et internationaux, rentre en application en 2022, selon le voeu de Jovenel Moise. 

« Le système judiciaire haïtien souffre de faiblesses structurelles« , a noté La Lime en citant notamment les difficultés pour renouveler les mandats des juges, d’un système judiciaire en putréfaction. Elle a estimé qu' »une action plus décisive est nécessaire pour préparer l’entrée en vigueur du Code de procédure pénale« , oubliant que les haïtiens, en majorité, ont rejeté ce projet importé et inadapté aux moeurs. 

Le nouveau code pénal, qui devrait entrer en vigueur en 2022, probablement après la « 3e tragédie électorale 2022 PHTK« , programmée par la coalition PHTK-SDP-Fusion-MTV, était en 2020 la cible de nombreuses critiques des secteurs religieux et politiques qui mettent en doute sa légitimité. 

En effet, selon les déclarations faites, le 7 juillet 2020, par l’avocat André Michel, du secteur démocratique (SD), « les articles 221, 222 et 223 combinés du Code Pénal de Jovenel Moïse, le Président de la République peut prendre un simple arrêté pour annuler les procès PETROCARIBE«. 

André Michel a élevé la voix pour dénoncer les politiques et pratiques en vigueur depuis la caducité programmée du parlement pour que Jovenel Moise soit arrivé à s’imposer en prenant a dwat a goch des décrets, y compris le plus répugnant code pénal légué à la génération future. « Dwa fè bagay ak bèt tankou chen, bourik, kochon, kabrit. Li lè li tan pou pèp la leve kanpe pou wete Jovenel Moïse sou pouvwa a. Nou pa ka tann 7 Fevriye 2021« , a encouragé le militant politique ne croyant pas ses yeux en parcourant l’un des articles du code pénal traitant de relations sexuelles entre l’homme et l’animal. 

Me. Michel qui n’a pas fini de parcourir tous les articles du « code pénal de Jovenel Moise » dont le principal architecte est Michel Martelly en 2012, a crié « au scandale » et a spécifié que l’application des articles précités pourrait également blanchir tout auteur et ou co-auteur « des massacres de La Saline, de Bel-Air, du Pont Rouge et d’autres crimes commis par le régime PHTK«. 

De leur côté, les évêques catholique qui ont qualifié le nouveau code d’ »amoral« , ont déclaré qu’il constitue une atteinte à l’essence de l’humanité, de la culture, de la foi et de la société. 

Ils ont exhorté l’apprenti-dictateur et usurpateur de titre à « ne pas se plier aux pressions idéologiques d’où qu’elles viennent, de ne pas engager le peuple haïtien, sans le consulter, dans cette voie qui ne peut que le conduire à un effondrement encore plus catastrophique que ce que nous connaissons aujourd’hui ». 

Le Conseil national spirituel des Églises d’Haïti n’est pas en reste en exigeant le retrait du projet avant le 25 juillet prochain. Le CONASPEH menace de passer à l’action, si le pouvoir insiste dans sa démarche d’imposer au peuple haïtien des pratiques jusqu’ici interdites, a soulevé la bishop Françoise Saint-Vil Villier, le 8 juillet 2020.