Le Conseil national de transition appelé à mettre en place une nouvelle équipe pour diriger Haïti

Par Alter Presse, Haïti, publié le 4 janv 2022 

Plusieurs organisations politiques, syndicales et populaires demandent au Conseil national de transition (Cnt), issu de l’accord du 30 août 2021, appelé accord de Montana, de choisir, avant le lundi 7 février 2022, un nouveau président et un nouveau premier ministre, ayant assez de légitimité pour diriger le pays, dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse. 

Cette nouvelle équipe devra combattre le climat de terreur des gangs armés, prendre des dispositions contre la faim et le chômage, réclament l’Alternative socialiste (Asa), le Mouvement de liberté d’égalité des Haïtiens pour la fraternité (Moleghaf) et la Centrale nationale des ouvrières et ouvriers haïtiens (Cnoha), entre autres. 

Ces organisations encouragent tous les secteurs conséquents à se mobiliser, à travers Haïti, pour renverser l’actuelle équipe de facto au pouvoir, supportée par la mafia internationale, dénoncent-t-elles. 

Elles préconisent une transition de rupture avec le régime du Parti haïtien tèt kale (Phtk) au pouvoir. 

Elles appellent à continuer la bataille contre l’ingérence et la domination des pays étrangers, notamment des États-Unis d’Amérique. 

Les diplomates américains et les Nations unies doivent cesser de choisir, à la place du peuple haïtien, les personnes devant diriger le pays, critiquent-elles. 

Un processus, devant permettre de mettre en place une nouvelle équipe, dirigée par un président et un premier ministre, est en cours au niveau du Cnt, installé le dimanche 12 décembre 2021. 

Depuis le 24 novembre 2021, le premier ministre de facto, Ariel Henry, a nommé un nouveau cabinet ministériel, dans le cadre de l’accord du 11 septembre 2021, signé par plusieurs organisations politiques, y compris une frange de l’opposition. 

La mise en place de ce nouveau gouvernement de facto est vue comme un partage de gâteau entre le pouvoir et des membres de l’opposition, qui l’ont intégré. 

De plus en plus de voix continuent de s’élever pour exiger le départ du premier ministre de facto, avant le 7 février 2022, alors que ce dernier ne jure que par l’organisation d’élections, cette année 2022, dans des conditions non définies, pour remplacer le personnel politique.