Radio-Canada/AFP, le 24 juin, 2011
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi que plus de 18 000 nouveaux cas de choléra ont été enregistrés pendant 40 jours au cours des mois de mai et de juin à Port-au-Prince en Haïti.
Lors d'un point de presse, le porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, a expliqué que « depuis mai 2011, il y a une augmentation des cas de choléra dans certaines régions en Haïti, spécialement dans les environs de Port-au-Prince et du sud de la Péninsule »
Du 2 mai au 12 juin, 18 182 cas ont été recensés à Port-au-Prince. L'OMS attribue cette progression à la saison des pluies et aux inondations qui ont touché la capitale.
Le nombre de cas déclarés et d'hospitalisations ont aussi augmenté dans les départements de l'Artibonite, de la Grand'Anse, des Nippes, du Sud, du Nord et du Sud-Est.
Toutefois l'agence onusienne explique que la tendance ne semble pas se confirmer à Port-au-Prince, car « une baisse des nouveaux cas dans la région métropolitaine » a été constatée au cours des deux dernières semaines. En outre, le taux d'occupation des hôpitaux de la ville a diminué au cours de cette période.
Malgré une augmentation dans certaines régions rurales et isolées, le nombre de cas s'était stabilisé au début de l'année. Selon des chiffres du ministère de la Santé publique d'Haïti, l'épidémie de choléra a fait 5397 morts et 344 623 cas ont été diagnostiqués depuis son apparition à la fin de 2010.
Le violent séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010 a fait des centaines de milliers de sans-abri. Depuis ce temps, ils survivent dans des installations de fortune et des conditions précaires.
Au début du mois dernier, l'ONU avait publié une enquête sur l'origine de l'épidémie de choléra qui serait une souche venue d'Asie du Sud. L'organisme avait bien fait attention de ne pas montrer du doigt les Casques bleus népalais qui avaient été accusés par plusieurs scientifiques d'être la source de la contamination.


