Le parti politique Akao appelle à un soulèvement populaire contre les violences des gangs armés en Haïti

Écrit par Marie Farah Fortuné, Alter Presse, Haïti, publié le 5 mai 2022 

Le parti politique Aksyon pou konstwi yon Ayiti òganize (Akao) appelle à un soulèvement populaire, contre la situation chaotique dans laquelle les politiciens véreux, qui se sont associés aux gangs criminels armés, ont plongé Haïti, dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse. 

Le « calvaire » de la population, particulièrement celle de Martissant (dans la périphérie sud de Port-au-Prince), de la Plaine du Cul-de-sac a9 au nord et au nord-est de la capitale), serait le résultat de la complaisance des politiciens véreux, qui ont assauté le pouvoir politique d’État depuis plus de 10 ans (depuis l’année 2011), blâme le parti politique Akao. 

Les politiciens, qui ont une connexion avec la grande criminalité, ont fait main mise sur le pouvoir de l’État, dénonce Akao. 

Le parti politique Aksyon pou konstwi yon Ayiti òganize condamne le silence et l’inaction du gouvernement de facto d’Ariel Henry, du Bureau intégré des Nations unies (Binuh), dont l’Américaine Meagher Helen La Lime, qui aurait aidé, selon lui, le Parti haïtien tèt kale (Phtk) à fédérer les gangs armees sur le territoire national. 

Cependant, dans un tweet, le Binuh vient de condamner les violences des gangs armés, tuant des dizaines d’Haïtiennes et d’Haïtiens et faisant des milliers de personnes déplacées. 

Le parti politique Akao invite les forces progressistes, les actrices et acteurs politiques patriotes à continuer à construire une démarche unitaire, afin d’apporter une réponse globale à la crise politique, sociale et économique. 

« C’est le seul moyen de mettre fin à un pouvoir, qui finance des gangs armés et qui a, comme projet, de mettre à la tête du pays un puissant chef de gang ». 

La protection civile en Haïti fait état de 39 personnes mortes, 8 portées disparues et 68 autres blessées, enregistrées, dans les affrontements armés entre les gangs 400 Mawozo et Chen Mechan (« chiens méchants »), qui ont eu lieu, du dimanche 24 avril au mardi 3 mai 2022, dans la commune de la Croix-des-Bouquets (municipalité au nord-est de Port-au-Prince), la Plaine du Cul-de-sac (Butte Boyer, Croix-des-Missions, Santo, etc.), à Cité Soleil (municipalité au nord) et Bel Air (centre de Port-au-Prince). 

Au moins 9 mille personnes ont dû fuir leurs domiciles pour se réfugier dans des familles d’accueil, dans la zone métropolitaine ou en province, ou sur des sites de rassemblement spontanés, selon un bilan partiel dressé par la protection civile, dans un rapport, réalisé en collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) sur les violences armées, en 10 jours, à Port-au-Prince.