Écrit par le National, Haïti, publié le 14 décembre 2024
Le bilan du Conseil présidentiel de transition (CPT) est largement critiqué par le parti Fanmi Lavalas, malgré son rôle de premier plan au sein de cette instance. Dans une note, le parti de Jean-Bertrand Aristide n'a pas mâché ses mots, dénonçant l'échec du CPT et du gouvernement face à l'insécurité, à la corruption et à la crise humanitaire qui secouent Haïti.
Fanmi Lavalas accuse le CPT et le gouvernement de rester insensibles à la souffrance du peuple haïtien. Selon le parti, les promesses faites lors de l'accord du 3 avril, qui a servi de socle à cette transition, n'ont jamais été tenues. Les réformes structurelles annoncées, comme la mise sur pied d'un Conseil national de sécurité, sont restées lettre morte.
Le bilan est sombre selon Fanmi Lavalas, qui souligne l'insécurité croissante marquée par des mas-sacres récents à Wharf Jérémie et Petite Rivière de l'Artibonite, un million de personnes déplacées et plus de six millions souffrant de la faim. Pour Fanmi Lavalas, cet échec est aussi une conséquence directe de la mauvaise gouvernance, de l’impunité et de la corruption au sein de l'État.
Malgré cette critique acerbe, Fanmi Lavalas reste impliqué dans le gouvernement et le CPT. Et c'est son représentant qui occupe actuellement la présidence du Conseil présidentiel. De plus, le parti dé-tient plusieurs portefeuilles ministériels au sein de l'exécutif.
Plus d’un se demande si le parti Fanmi Lavalas ne devrait pas demander à ses représentants de plier bagage afin de marquer une véritable rupture avec cette transition jugée inefficace.


