Manifestation de journalistes à Port-au-Prince contre les brutalités policières à leur encontre

Écrit par Alter Presse, Haïti, publié le 9 mars 2022 

Plusieurs dizaines de personnes, en particulier des journalistes, ont manifesté, ce mercredi 9 mars 2022, dans les rues de la capitale, Port-au-Prince, pour dénoncer les brutalités policières envers les journalistes dans l’exercice de leur fonction, a observé l’agence en ligne AlterPresse. 

Les journalistes protestataires ont réclamé justice pour le photojournaliste du média en ligne « Roi des infos », Maxihen Lazzare, tué par balle, et les journalistes Sony Laurore et Yves Moïse, figurant parmi les personnes blessées par balles, tirées par la Police nationale d’Haïti (Pnh), lors de la manifestation ouvrière du mercredi 23 février 2022. 

Ils ont également dénoncé la persistance, en toute impunité, du climat de terreur et de criminalité, qui les empêche d’exercer convenablement leur métier de journaliste, non seulement dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, mais partout sur le territoire national. 

Les brutalités policières font obstacle à la liberté de la presse, garantie par la Constitution, fustigent les journalistes protestataires, lors de la manifestation lancée par le Collectif des médias en ligne. 

« Non à une police criminelle ! Justice ! », ont scandé les protestataires sur le parcours. 

La manifestation a démarré au Champs-de-Mars, principale place publique dans la capitale, puis a parcouru l’avenue John Brown, plus connue sous le nom de « Lalue » pour aboutir au carrefour des routes de Delmas et de l’aéroport international de Port-au-Prince. 

« Nous marchons aujourd’hui pour dire non à l’insécurité, non aux actes de brutalité, dont les journalistes sont victimes au jour le jour. Jusqu’ici rien n’est dit sur le sort de ces journalistes victimes », dénonce le journaliste Robeste Dimanche. 

Le mercredi 23 février 2022, le photojournaliste du média en ligne « Roi des infos », Lazzare Maxihen, a été tué et les journalistes Sony Laurore et Yves Moïse sont sortis blessés par balles, tirées par des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh), lors d’une journée de mobilisation des travailleuses et travailleurs du textile, pour exiger un ajustement du salaire minimum journalier à 1,500.00 gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 106.00 gourdes ; 1 euro = 116.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.00 gourdes aujourd’hui) . 

 

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