Des centaines de personnes manifestent à Port-au-Prince pour exiger dédommagement pour les vicimes du choléra et le départ de la MINUSTAH
Port-au-Prince, le 19 octobre 2011 - (AHP) -
Plusieurs centaines de personnes ont gagné les rues de la capitale mercredi pour marquer, a leur facon, le premier anniversaire de l'introduction de choléra en Haiti.
Rassemblés dans le quartier popupailre du Fort-national a l'initiative du Collectif de Mobilisation pour le Dédommagement des victimes du choléra, les protestataires ont par la suite parcouru, a coup de slogans anti-Minustah, plusieurs rues dans une anbiance de carnaval.
Ils ont renouvelé leur engagement de se battre jusqu'au bout afin que les soldats onusiens, qu'ils qualifient de forces d'occupation, quittent définitivement le pays.
Ce sont, ont-ils dit, des gens qui empechent les Haitiens de vivre en violant leurs fils et leurs filles, en les tuant et en introduisant le choléra dans le pays.
L'épidémie de choléra qui frappe Haiti est la pire que le monde connaisse actuellement, selon l'expert en santé et envoyé spécial adjoint des Nations Unies en Haiti, Paul Farmer.
Il a fait remarquer qu'Haiti est actuellement le numéro un mondial pour ce qui est du choléra qui, poursuit-il, est en voie de devenir la maladie infectueuse la plus mortelle du pays avec plus de 450 000 personnes touchées, soient 5% de la population.
La situation catastrophique du pays ou le choléra est en train de devenir endémique, selon Paul Farmer, est due à l'état lamentable du réseau de distribution d'eau potable qu'il juge déficient.
Il reconnait que la progression de la maladie dans le pays est surprenante, rappelant qu'il y a encore un an, Haiti n'était pas encore touchée.
"Mais l'arrivée d'un contingent de casques bleus népalais en octobre 2010 dans le bas plateau central, est venu tout changer dans la vie des Haïtiens, selon des experts intrenationaux.
Entre temps, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) annonce qu'il va lancer une vaccin-test contre le choléra sur une centaine de sujets.
Le directeur général du dit ministere, Gabriel Timothée, a fait savoir que le vaccin Shanchol, approuvé par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sera administré par voie orale aux patients, en deux doses. Il ne viendra pas toutefois remplacer la campagne de sensibilisation auprès des populations, a-t-il précisé.


