Mr. Garry Conille s'explique sur la nécessité de faire lumière sur certains accords signés par son prédécesseur.

Mr. Garry Conille s'explique sur la nécessité de faire lumière sur certains accords signés par son prédécesseur.

Agence Haitienne de Presse,Port-au-Prince,le 22 mars 2012

Le premier ministre Garry Conille ne comprend pas qu'on questionne sa décision de faire auditer les contrats post-séisme passés par son prédécesseur et pointe du doigt des " politiciens malintentionnés"

Le premier ministre de Haïti, Garry Conille, a indiqué mercredi qu'il n'avait pas pour le moment des raisons de croire que toutes les entreprises dominicaines  aient violé les lois du pays, en référence aux contrats obtenus par  plusieurs compagnies étrangères sous le gouvernement de Jean-Max Bellerive au cours de la période d'urgence qui a suivi le séisme de janvier  2010 et qui font aujourd'hui l'objet d'audit.

Garry Conille qui aujourd'hui expédie les affaires courantes après avoir démisionné en février dernier, a assuré que les entreprises dominicaines « ont travaillé et continuent de travailler de manière satisfaisante » en  Haïti, et  qu'il revient aux organismes publics haïtiens chargés de superviser les appels d'offres de  déterminer si dans ces cas il y a eu des  infractions.

Dans une lettre adressée au directeur du quotidien dominicain Listin Diario, Miguel Franjul, le premier ministre  haitien a critiqué  « certains politiciens malintentionnés » qui ont questionné sa décision « saine » de réviser les contrats signés après le séisme, mesure conforme, a-t-il dit, aux « règles universellement admises de transparence et de bonne gouvernance».

" Ma decision de former la commission d'audit  a été prise   de bonne foi".

. « Comme le confirmeront les conclusions du rapport d'audit préliminaire, qui sont encore confidentielles, les entreprises étrangères n'ont pas été spécifiquement ciblées, a dit Conille, affirmant qu'au contraire, il leur a été conseillé de travailler conjointement avec les entreprises haitiennes ».

Il a dit condamner de manière énergique  les allégations de certains politiciens malintentionnés qui qualifient « d'incitation xénophobe poussée par la haine, et d'attaque raciste » sa décision, complètement saine, de reviser  les contrats signés pendant la période d'urgence qui a suivi le séisme  du 12 janvier le 2010.

M. Bellerive écrivait début mars, dans une lettre au Journal Hoy qu'en Haiti, comme en République dominicaine, il existe des secteurs xénophobes qui questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière. Mais fier d'etre haitien et  assumant une position nationaliste cohérente, j'ai toujours plaidé pour un dialogue  politique clair et permanent entre nos deux societés.

C'est la première fois que M. Conille se réfère publiquement à la révision des contrats signés par son prédécesseur, Jean Max Bellerive.

Jean-Max Bellerive, lors d'une visite dans les locaux de ce même quotidien, avait défendu la transparence des contrats. Il avait assuré que tout a été fait sur la base des pouvoirs que lui a conférés le Parlement haitien pour les signer sans appel d'offres en raison des problèmes auxquels était confronté le  pays suite au tremblement de terre.

D'un autre côté, le premier ministre Conille a précisé dans sa lettre que sa décision de renoncer à son poste  il y a quatre semaines, « n'a été suggérée, ni sollicitée, ni exigée par personne », en Haïti ou en République dominicaine, comme l'ont  suggéré certains secteurs.

Il a fait savoir qu'il s'agit d'une décision personnelle motivée par des points de désaccord avec d'autres membres du pouvoir sur des affaires qui compromettaient ses convictions et sur des valeurs  comme le respect des lois et des institutions, la consolidation de ll'État de droit à Haïti, le fonctionnement  d'une administration basée la bonne gobernance et l'obligation de bons résultats.

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html