Non aux troupes africaines et caricomiennes en Haïti !


Par le Mouvement socialiste des travailleurs, publié par Haïti Liberté, édition du 19 au 25 juin 2024 

Le gouvernement impérialiste des États-Unis a réussi, à travers la Caricom, à former un Conseil pré-sidentiel en Haïti composé du PHTK et de Lavalas, deux partis bourgeois qui, avec les impé-rialistes, portent une bonne part de responsabilité pour avoir conduit le pays à la crise actuelle. Après deux ans d’efforts infructueux avec le Canada, le Brésil et d’autres gouvernements pour tenter de les per-suader d’entreprendre l’occupation militaire d’Haïti, les ÉtatsUnis ont également engagé les gou-vernements de la Caricom et du Kenya et d’autres gouvernements africains à intégrer une mission d’occupation, similaire à celle de la Minustah bien que plus faible. 

Nous considérons qu’une nouvelle intervention militaire impérialiste pour soutenir des politiciens bourgeois corrompus n’apportera pas la prospérité et la paix à Haïti, mais au contraire elle donnera une continuité au type d’ingérence qui a été crucial pour le développement de la crise actuelle. Même si elle parvient temporairement à rendre à la bourgeoisie haïtienne un certain contrôle territo- rial dans la capitale, cette intervention ne résoudra aucun des problèmes fondamentaux du pays. 

Un large mouvement international de solidarité avec Haïti est nécessaire pour soutenir l’autodéfen-se populaire du mouvement Bwa Kale contre les gangs, l’annulation de la dette extérieure d’Haïti, le paiement d’indemnisations et de réparations pour les vols coloniaux perpétrés par la France et les États-Unis. , la confiscation des propriétés et des comptes bancaires du corrompu Petrocaribe en Haïti et à l’étranger et que ces ressources soient utilisées pour garantir l’accès à l’eau, à l’électricité, à la nourriture et aux sources de travail pour les masses haïtiennes. 

Le Conseil présidentiel imposé par les États-Unis, et la Primature dirigée par un agent des Clinton, ne représentent pas les intérêts des travailleurs. Il est nécessaire de construire un front d’organisations ouvrières et populaires pour exercer une opposition efficace, luttant pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de vie, dans la perspective de construire un gouvernement de classe ouvrière. 

Mouvement Socialiste des Travailleurs de la République Dominicaine 17 juin 2024 
 

À lire aussi:Départ des policiers kényans pour Haïti le 25 juin confirmé