Écrit par Alter Presse, Haïti, publié le 11 mars 2025
L’interdiction, faite aux avions de ligne américains de survoler la capitale, Port-au-Prince, est prolon-gée jusqu’en septembre 2025, a décidé l’Administration fédérale de l’Aviation américaine (Faa), selon des médias américains consultés par l’agence en ligne AlterPresse.
Cette interdiction, qui devait expirer le mercredi 12 mars 2025, a été imposée pour la première fois en novembre 2024, après que des bandes armées ont ouvert le feu sur trois compagnies aériennes américaines survolant l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince.
Un membre d’équipage a été blessé lors de l’attaque par balles, le lundi 11 novembre 2024, sur un avion de la compagnie aérienne Spirit Airlines en provenance de Fort Lauderdale (Etats-Unis), qui tentait d’atterrir à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince.
Les transporteurs aériens américains, y compris les vols de fret et les vols commerciaux, peuvent survoler l’espace aérien de Port-au-Prince. Mais, il leur est interdit d’atterrir à l’aéroport de Port-au-Prince sans autorisation préalable de la Faa, prévient un avis de l’Administration fédérale de l’Aviation américaine, citée par journal Miami Herald.
L’interdiction s’applique également à l’île de La Gonâve (en face de la baie de Port-au-Prince). Mais, elle ne s’applique pas aux personnes exploitant des avions immatriculés aux États-Unis d’Amérique pour un transporteur étranger.
« Cette distinction a permis à la seule compagnie aérienne locale d’Haïti, Sunrise Airways, de conti-nuer à exploiter les seuls vols directs entre Haïti (Cap-Haïtien, Nod) et l’aéroport international de Miami, en utilisant une compagnie charter américaine », explique Miami Herald.
L’interdiction des vols américains, imposée par la Faa, a paralysé le transport aérien en Haïti, bien que l’aéroport international principal reste ouvert.
Aucun vol intérieur n’est opérationnel, à l’exception de rares vols missionnaires, militaires apportant du matériel pour les forces de sécurité, dirigées par le Kenya, et de quelques charters d’autres pays.
Les voyageurs doivent se rendre à l’aéroport international de Cap-Haïtien, obligeant de parcourir des zones difficiles d’accès, souvent contrôlées par les gangs armés.
JetBlue Airways, touchée par des tirs de gangs en novembre 2024, avait prolongé sa suspension de vols vers Haïti jusqu’au mois de juin 2025.
American Airlines a suspendu ses vols de manière indéfinie, tandis que Spirit Airlines n’a pas donné de date de reprise.
Pendant ce temps, les gangs armés continuent de semer la terreur, déplaçant déjà plus d’un million d’Haïtiennes et d’Haïtiens.


