Écrit par Henriot Dorcent, Haïti Liberté, édition du 21 au 27 août 2024
L’Histoire ne nous le pardonnera pas si nous ne prenons pas maintenant le pouvoir, disait Lénine dans la nuit du 24 au 25 octobre 1917 et en quelques heures seulement, Lénine et ses hommes prennent la tête du pays. Pourrons-nous aujourd’hui nous inspirer de cette déclaration pour nous organiser et partir à la conquête du pouvoir en Haïti?
En effet, la crise politico-économique et sociale ne fait que trop durer en Haïti et ne se résoudra pas tant que les masses populaires ne se soulèvent dans un mouvement autonome, organisé et disci-pliné sous le leadership conséquent d’une avant-garde révolutionnaire marxiste et léniniste.
Devants les multiples scandales de corruption impliquant les autorités du Conseil présidentiel de transition et des hauts fonctionnaires de l’Administration publique en Haïti, face à la répression poli-cière de toute velléité de mobilisation des masses populaires, soutenue par la corruption et la mise en coupe de la presse parlée, écrite, télévisée et en ligne, considérant la déclaration du premier ministre Garry Conille de ne pas pouvoir organiser des élections/sélections à terme de cette transition de 21 mois, devant la constatation de la complicité de l’ Ambassade Américaine et les pays du Core Grou-pe avec les groupes armés de la zone métropolitaine et de certaines villes de provinces, l’organisa-tion des évasions dans les principaux centre carcéraux du pays, particulièrement les évènements survenus ce vendredi 16 Aout 2024 à St-Marc confirment la complicité de l’État d’Haïti et des puissances tutrices. Il est temps pour nous de nous révolter et partir à la conquête du pouvoir poli-tique pour une dernière transition, la véritable transition de rupture sur dix ans pour réparer les dégâts politiques, financiers, administratifs, économiques du régime PHTK en Haïti et sortir le pays de la domination des puissances occidentales dans le cadre d’une coopération SUD-SUD basée sur le droit du peuple haïtien à l’autodétermination.
Imaginez un instant une guérilla de prolétaires (Paysans, Ouvriers, jeunesse, et progressistes etc etc.) s’engager dans une lutte armée en Haïti, les ÉtatsUnis d’Amérique du Nord seront les premiers à envoyer ses soldats et la CIA pour mater la rébellion et empêcher la réussite d’un mouvement révo-lutionnaire, ils ont trahi et luttent contre tous ceux qui avaient tenté de renverser le régime des Duva-lier par les armes.
Haïti ne doit pas obéir, la première république de l’hémisphère qui a aboli l’Esclavage au 19ème siècle, nous exercerons nos droits en refusant de nous abaisser ni d’être réduit en esclavage dégui-sé.
Les traitres, les vendus et les corrompus qui se sont toujours mis au service et en service des inté-rêts étrangers et qui ont toujours essayé d’effacer de notre mémoire collective les luttes héroïques de nos ancêtres, seront neutralisés à jamais. Le Fondateur de la patrie, disait : nous avons osé être libres, Osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Notre lutte aujourd’hui est une double lutte de libération nationale, contre l’exploitation capitaliste des commerçants du secteur prive des affaires (banquier, industriel, importateur, distributeur) et contre la domination de l’impérialisme occidental. Nous devons nous organiser dans la discipline pour affronter les mensonges éhontés de la bourgeoisie capitaliste de tous les pays et neutraliser tous les mauvais coups des mercenaires du système capitaliste moribond et leur assener le coup de grâce en Haïti.
Plus que jamais adoptons le slogan de Karl Marx : « Prolétaires de tous les pays, Unissez-vous » tirée de la conclusion du Manifeste du Parti communiste, publié en 1848 par Karl Marx et Friedrich Engels pour la relance de la lutte populaire autonome en Haïti.
Nous ne cesserons de répéter : » la mobilisation populaire en permanence, disciplinée et conscien-tisée est le seul remède à l’arrogance et la répression macoute, à la domination et à l’exploitation bourgeoise, et à l’ingérence impérialiste en Haïti ».
Liberté ou La Mort! La Patrie ou La Mort!


