Agence Haitienne de Presse, 21 février, 2011
Plusieurs dizaines d’Haïtiens ont manifesté vendredi devant les locaux du Miami Herald pour protester contre un éditorial paru dans le journal le 10 février dernier et qui déconseillait le retour de l’ex-président Jean Bertrand Aristide en Haïti avant le 2ème tour de la présidentielle annoncée pour le 20 mars.
Ces compatriotes ont exprime leur indignation après que le journal eut indiqué que la présence dans son pays du président en exil Jean Bertrand Aristide serait une entrave pour cette élection.
L’un des organisateurs de la manifestation, Jacob Français a dénoncé le journal pour avoir, dit-il, agi comme si M. Aristide n’etait pas un Haïtien et que ce sont des etrangers qui ont l'autorité de décider du jour où un haïtien peut rentrer chez lui.
Portant des T-shirts et exhibant des pancartes qui réclamaient tous le retour du président Aristide en Haïti, les manifestants ont scandé sans arrêt : « Aristide doit revenir, nous voulons de lui, il est notre président ».
Ils ont également fait savoir que le Miami Herald doit comprendre que c'est au peuple haïtien qu'il revient de décider de l’avenir d’Haïti. Farah Juste, une chanteuse haïtienne qui participait a la manifestation s’est demandée pourquoi touts ces magouilles dans le cas du président Jean Bertrand Aristide, alors que l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier est revenu sans problème au pays, après 25 ans d’exil.
ce n'est pas à journal etranger de dire ce qui est bon pour Haïti, ni quand Aristide peut revenir en Haïti, a pour sa part déclaré Nicolas Marleine, 47, avant d’ajouter : «Haïti est aux Haïtiens. Nous aimons Aristide ».
Jean Bertrand Aristide a été contraint a l’exil le 29 février 2004 par des secteurs de la communauté internationale, alors que des bandes armées qui avaient commis ds violences dans plusieurs régions du pays hésitaient à maqcher sur la capitale. L'ancien president a toujours dénoncé la complicité des Etats Unis et de la France dans ce qu'il considère comme un enlèvement, environ 2 ans avant la fin de son mandat constitutionnel.
Récemment, alors qu’il évoquait entre autres, des raisons sanitaires, pour revenir dans son pays, les autorités haïtiennes lui ont délivré son passeport diplomatiques longtemps réclamé par lui-même, ses proches et ses partisans afin qu’il puisse rentrer en Haïti.
Vendredi plusieurs milliers de ses partisans ont manifesté pacifiquement a Port-au-Prince pour commencer à célébrer le retour, dit imminent du leader en Haïti.
Ils en ont denonce une partie de la communauté internationale qui fait comprendre que le retour de Jean Bertrand Aristide dans son pays avant les élections du 20 mars n’est pas souhaitable.
Le Département d’Etat avait récemment indiqué que le retour du president Aristide en Haïti avant le 20 mars serait une «diversion regrettable ».
Des secteurs hostiles a Aristide craignent que sa seule présence en Haïti conribuent à faire changer la donne poilitique. C'est pourquoi son organisation poliique Fanmi Lavalas a eté exclue `a 2 reprises du processus électoral.
Ce n’est que de l’ingérence arrogante ont fait savoir les partisans d’Aristide qui rclament l'annulation de "la masacade du 28 novembre" et l'organisation de nouvelles élections inclusives.


