Nomination de ministres: Les démarches du président continuent de faire des vagues.

Nomination de ministres: Les démarches du président continuent de faire des vagues.

Caraibes FM:25/08/2011

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Les démarches entreprises par le président Joseph Michel Martelly pour arriver à nommer des ministres dans le gouvernement sortant suscite de nombreuses réactions parmi les parlementaires qui dénoncent l’inconstitutionnalité d’une telle décision.

Le chef de l'Etat qui boucle ce mercredi ses 100 premiers jours de presidence, en a fait part aux présidents du Sénat et de la chambre des députés lors d'une rencontre vendredi dans  la résidence du premier ministre sortant Jean-Max Bellerive

Le premier sénateur de l’Artibonite, Anick François Joseph soutient que le président n’a aucune provision légale pour maintenir en poste un premier ministre démissionnaire et nommer des ministres, rappelant que c’est le premier ministre qui est investi de l’attribution constitutionnelle de former un gouvernement.

« Si le président souhaite avoir M. Bellerive comme premier ministre il doit soumettre cette désignation au même processus de ratification que les autres dossiers » a affirmé le sénateur. Il estime toutefois qu’un pareil choix serait une erreur grave, rappelant que Michel Martelly s’est présenté lors de sa campagne comme l’apôtre du changement et a promis de marquer la rupture d’avec l’ancien régime.

Le député de Delmas Tabarre abonde dans le même sens que le sénateur de l’Artibonite. Arnel Bélizaire exhorte le président à suivre les procédures tracées par la constitution pour désigner, le cas échéant, Jean Max Bellerive comme le chef du prochain gouvernement.

« Apres cette étape, souligne-t-il, il reviendra  à nous parlementaires de nous prononcer sur son cas ». a dit M. Bélizaire qui pense qu’un tel choix serait acceptable, étant donné que le M Bellerive est un bon collaborateur de la communauté internationale. Selon lui, sa présence à la tête du gouvernement pourrait faciliter le décaissement des fonds et par conséquent l’exécution des projets de développement

Le premier sénateur des Nippes, Jocelerme Privert se dit très préoccupé par la lenteur du processus d’installation d'u nouveau du gouvernement. Estimant que cette situation retarde l’application de la politique  du chef de l’état, il se plaint de ne pouvoir défendre, comme il se doit, les intérêts de ses mandants dont il déplore la détérioration des conditions de vie.

De nombreux secteurs nationaux et internationaux expriment leurs préoccupations face au trop long temps mis  pour la designation d'un nouveau gouvernement. Si le parlement fait egalement l'objet de critiques, c'est surtout  le chef de l’état qui est accusé de n'avoir pas fait choix jusqu'ici d'une p[ersonalité inspirant confiance aux deputes et aux senateurs, vu que la plateforme qui l'a presenté aux elections presidentielles (Repons peyizan)  ne dispose que de 3 deputés au parlement