ENGAGEMENT DE SÃO PAULO ''Aba Okipasyon '' - Dehors les troupes de l'ONU en Haïti !
Haiti Liberté,édition du 9 au 15 Novembre 2011
Réunis à la Chambre Municipale de Sao Paulo, venus de sept pays, dont les gouvernements sont engagés dans l’occupation d’Haïti, et, au Brésil, de douze différents Etats, nous prenons un engagement de solidarité militante pour la défense de la souveraineté de la nation noire d’Haïti. Depuis 7 ans, les troupes de la ''Mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti''- Minustah sont responsables de la remise en cause de la souveraineté d’Haïti, de la violation des droits humains, des morts - ''effets collatéraux'' d’un état de guerre perpétuel - de la répression des manifestations démocratiques, syndicales, étudiantes et populaires. Les soldats de la Minustah ont introduit le choléra qui a déjà tué 6000 personnes et en a contaminés plus de 300.000. Sur elles pèsent des accusations fondées de violence sexuelles et de viols de jeunes qui, comme d’autres crimes, restent impunis du fait de leur immunité légale. Le 15 octobre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU, insensible aux demandes exprimées par divers secteurs de différents pays et par le peuple haïtien lui-même, a renouvelé pour un an supplémentaire le mandat de la Minustah (réduite au contingent antérieur au tremblement de terre), et a, à nouveau, « manifesté son intention de renouveler le mandat de la mission au-delà de 2012 »!
Nous prenons l’engagement de lutter pour le retrait immédiat des troupes d’occupation et nous exhortons tous et toutes à poursuivre leurs manifestations tant que cette opération militaire ne sera pas terminée, fraternisant ainsi avec le peuple haïtien qui exige le respect de sa souveraineté dans des protestations réitérées contre cette occupation -- qui ne devrfaient pas être remplacées para des troupes mercenaires. Haïti, pays pionnier dans l’abolition de l’esclavage. Il y a 208 ans, a expulsé les troupes coloniales de Napoléon et constitué la première république noire du monde. Mais il a été obligé de payer un lourd tribut pour des pertes de propriété-- terres et esclaves -, qui ont saigné le pays et constitué une punition permanente tout au long de son histoire. Haïti a souffert d’innombrables occupations militaires, la dernière, en 2004, organisé pour l’impérialisme des Etats-Unis, avec la France et Canada, qui a renversé l’alors président-élu, Aristide.Depuis, masqués par l’ONU comme « mission de stabilisation », les troupes d’occupation et de la police de 40 pays est conduit par l’armée brésilienne. Le gouvernement brésilien a assumé la responsabilité, pas en notre nom, pour le commandement militaire de les troupes de la Minustah, qui cachent des intérêts impérialistes. Et facilite encore davantage l’exploitation honteuse de la maind’oeuvre haïtienne par les multinationales dans les « zones franches », sans aucun droit à la protection sociale, ou la répression sauvage au travailleurs est dénoncés par ses organisations, sous la tutelle, de fait, de la soit disant Commission intérimaire de la reconstruction d’Haïti -- CIRH-- dont le responsable n’est rien moins que Bill Clinton.
Nous prenons l’engagement et nous exigeons de les gouvernements de nos pays --Brésil, Uruguay, Argentine, Bolivie, Etats- Unis, France... --qu’ils mettent fin immédiatement à cette participation dans cette honteuse opération. La présence des troupes de l’ONU n’a servi même pas à aider les touchées par le séisme. Elles ont préféré prêter assistance à des quartiers riches. Presque deux ans après le tremblement de terre, plus d’un million d’Haïtiens sont toujours sans abris. Elles n’ont pas non plus aidé à établir la démocratie -- ce qu’elles ne pouvaient pas faire - cautionnant même, par exemple, la dernière farce électorale à laquelle seuls 25% des Haïtiens ont participé.
A partir d’aujourd’hui nous sommes constitués comme Comité continental pour le retrait immédiat des troupes militaires d’Haïti, appuyés par des actions similaires, aujourd’hui, au Canada, au Pérou et en Equateur. Nous appelons à la constitution de Comités pour le retrait immédiat dans tous les pays du continent. Nous proposons, en particulier, à la Conférence caribéenne de Cap Haïtien, Haïti (16-18 Novembre), une Journée continentale pour le retrait immédiat des troupes, à la date anniversaire des 8 ans d’occupation d’Haïti, le 1er juin 2012, avec des initiatives en direction des gouvernements concernés.
Retrait immédiat des troupes de l’ONU du Haïti !
Ceci est notre engagement parce que défendre Haïti est défendre à nous-mêmes !
Haiti: Fignolé St Cyr, Central Autonome des Travailleurs Haïtiens
(CATH); United States: Colia Clark, militant du mouvement de droit civiles aux Etats Unis dans les années 1960; Kim Ives, le journal Haiti Liberté; Dan Coughlin, le journal The Nation; Bolivia: Nelson Guevara Aranda, Miners Union of Huanuni; Uruguay: Hugo Dominguez, Metallurgical Union of PIT-CNT; Andres Uriostes, coordinator of the Uruguayan Committee to Withdraw the Troops; Argentina: Natalia Saralegui, Argentine Committee to Withdraw the Troops; Prof. Henry Boisrolin, Haitian Democratic Committee of Argentina; France: Jean Marquiset, Parti des Ouvriers Indépendants (POI); Brazil: Julio Turra, CUT; Joaquin Piñero, MST; Joelson Souza, Juventude Revolução; Milton Barbosa, MNU; Rosi Wansetto, Jubileu Sul; Markus Sokol, Corrente O Trabalho of the PT; Deputy Adriano Diogo
(PT/SP), Deputy Jose Candido (PT/ SP); Claudinho Silva, SOS Racismo/ Secr Estadual Combate Racismo PT; Lucia Skromov, Pro Haiti Committee; Barbara Corrales, Committee to Defend Haiti and Defend Ourselves.


