APEVIDIGH exige l’arrestation des Boulos
Haiti Liberté:édition du 15 au 21 Février 2012
Le vendredi 10 Février 2012, les dirigeants de l’Association des Parents des Enfants Victimes d’Intoxication au Diéthylène Glycol (APEVIDIGH) ont donné une conférence de presse à Portau- Prince pour exiger l’arrestation et le jugement des frères Boulos responsables du laboratoire Pharval qui ont causé la mort de plus de 200 enfants avec des médicaments empoisonnés, il y a 16 ans de cela. Ils ont accusé Roudolph et Réginald Boulos de crime sur des enfants haïtiens et exigent justice et réparation.
Le porte-parole de cette association de victimes, Frantzo Michel s’est ainsi exprimé au micro des médias : « Depuis 1996, les frères Boulos ont commis des crimes sur les enfants du peuple avec des médicaments empoisonnés « Afébril et Valodon » qui ont tué plus de 200 enfants et handicapé
11 autres. Crimes, injustice et impunité sont l’ennemi de la démocratie et de l’Etat de droit. Il faut que Roudolph et Réginald Boulos soient jugés pour crime contre les enfants et que la justice leur soit rendue une fois pour toutes. »
Les dirigeants de l’Association des victimes de l’une des familles les plus riches d’Haïti, les Boulos, ont dénoncé l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) qui compte un présumé criminel dans son sein. Ils ont également dénoncé le sénateur de l’Ouest, Anacacis Jean Hector qui a choisi un présumé criminel, Roudolph Boulos comme conseiller. Ils ont critiqué l’attitude du président Martelly qui se fait complice de ce dossier. On lui a déjà adressé 5 correspondances qui sont restées jusqu’à date sans aucune suite.
Ils ont profité de l’occasion pour montrer à la presse les photos des enfants victimes et Michelot Sainval âgé de 19 ans, victime à l’âge de 3 ans. Il souffre de toutes sortes d’handicaps chroniques : physique, mental et depuis lors, il est muet.
Les parents des enfants victimes de la famille Boulos condamnent l’agissement de l’appareil judiciaire haïtien, corrompu de la base au sommet, qui se met toujours du côté de la classe possédante au détriment des victimes opprimées. Ils se disent restés déterminés à lutter jusqu’au bout afin d’obtenir justice et réparation.


