Susan Rice plaide pour le maintien de la MINUSTAH

Susan Rice plaide pour le maintien de la MINUSTAH

Par Jackson Rateau

Haiti Liberté:édition du 22 au 28 février 2012

Le jeudi 16 février dernier, lors du départ des membres du conseil de sécurité des Nations Unies qui ont passé 3 jours en Haïti, dans le cadre d’une visite d’évaluation du mandat de la MINUSTAH, une centaine de personnes ont déferlé devant les locaux de l’Aéroport Toussaint Louverture à Port-Au-Prince pour manifester contre la présence de la force d’occupation onusienne dans le pays.

Selon les mainfestants qui ont brandi des pancartes anti MINUSTAH, les membres du conseil de sécurité de l’ONU doivent se faire accompagner par leur force de malédiction qui a causé tant de privations à notre peuple dont l’épidémie de choléra, le viol de nos jeunes des deux sexes, la torture, le massacre et un cas de pendaison de nos concitoyens. Ils ont scandé des slogans, réclamant Justice et réparation pour les victimes du choléra et les jeunes victimes de viol par les agents de la mission. « Nous demandons justice pour Johnny Jean et Roody Jean, victimes de viol de la part des soldats de la MINUSTAH. Nouus demandons aussi justice pour les milliers de familles, victimes du choléra », a déclaré un manifestant.

Un autre manifestant, déterminé à combattre jusqu’au bout cette force de la honte qui domine notre pays a ainsi affirmé : « Nous n’avons pas be- soin de la MINUSTAH. C’est une force qui viole et qui donne des maladies comme le choléra au peuple haïtien. Nous demandons au conseil de sécurité de débarrasser le pays de cette mission criminelle».

Unis comme un seul homme, les manifestants ont tous déclaré : « Nous continuons cette manifestation jusqu’à ce que justice soit faite ». Susan Rice pour sa part, voulant faire passer le message de son gouvernement au peuple haitien, a fait cette déclaration :« Nous sommes conscients que certaines personnes veulent le départ de la MINUSTAH, cependant, je dois dire que beaucoup d’autres personnes à Miragoâne, à Léogâne et à Port-Au-Prince pensent que la MINUSTAH continue de faire ce travail important ».

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