Réunion du CSPN jeudi soir sur le dossier des hommes armés
Agence Haitienne de Presse,Port-au-Prince, le 20 avril 2012
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Une réunion s'est tenue jeudi soir entre des représentants du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) et de la communauté intenationale, 48 heures après l'irruption au parlement en pleine séance, d'un groupe de dizaines d'individus armés, en treillis militaires, alors que les deputés mettaient en place une commision pour étudier les dossier du premnier ministre désigné Laurent Lamothe.
Le Ministre de la justice tout comme la porte parole de la MINUSTAH a confirmé la l'organisation de cette renconre, sans toutefois fournir des details. Le ministre Pierre-michel Brunache joint au telephone par radio Solidarité a indiqué que rien de concret n'est sorti de cette rencontre.
En attendant, la chambre basse sursoit à toute séance jusqu'à la clarification du dossier des hommes armés se réclamant des anciennes forces armées d'Haïti dissoutes de fait depuis 1995 et le dépot des pièces du premier ministre désigné Laurent Lamothe a été reporté à la semaine prochaine
La décision de convoquer le CSPN semble avoir été prise par le premier ministre démisionnaire Garry Conille qui s'est declaré mercredi profondément consterné par l’incident survenu le mardi 17 avril au Palais Législatif.
Dans un communiqué, il a dit condamner avec la dernière rigueur l’irruption d’individus armés se faisant appeler « militaires démobilisés » et troublant le fonctionnement serein de la Chambre des Députés.
"Des instructions claires ont été passées au Ministre de la Justice Michel Pierre Brunache, ainsi qu’au Directeur Général de la Police Nationale, Mario Andrésol, en vue de corriger cet état de fait attentatoire à la paix publique. Un Conseil de Gouvernement convoqué mercredi a toutefois été boudé par la totalité des ministres presents à Port-au-Pince, une attitude qualifiée de rébellion par les senateurs Kély bastien et John Joel Joseph. Le premier ministre demissionnaire avait egalement demandé au Ministre de la Justice de réunir en urgence le CSPN en vue de prendre toutes les dispositions visant à garantir l’ordre et la paix publics", informe le communiqué. L'incident du parlement a provoqué de nombreuses reactions de colère. La plupart d'entre elles relèvent que la latitude dont jouissent ces individus vient compliquer davantage une situation socio-économico-politique déjà sulfureuse. Et de plus, on ne sait pas qui peut reellement persuader ces individus qui disposent de tous les moyens, de respecter la loi.
De fait, des mesures de déguerpissements ou visant à les faire vider les rues, annoncées par toutes les instances du pouvoir, n'ont jamais été suivies d'effet.
Pour l'instant les autorités se perdent en condamnations.
" Le Président de la République condamne le déploiement des individus en treillis militaires devant le Parlement", titre un comuniqué de la presidence datée du 18 avril.
"La Présidence veut que l’ordre et la paix publique soient maintenus sur toute l’étendue du territoire national et rappelle, encore une fois à tous, que la constitution d’une nouvelle force publique ne peut se faire que dans l’ordre, la discipline et le respect des lois en vigueur. Tout contrevenant subira les rigueurs de la loi", ajoute le communiqué.
C'est avec véhemence que Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale (MICTDN), dit pour sa part, condamner la présence d’individus en treillis militaires, devant le parlement haïtien, le mardi 17 avril 2012.
Le Ministère de l’Intérieur, informe tout un chacun que sous aucun prétexte, le gouvernement ne tolérera qu'en marge de la loi, des individus armés continuent impunément de troubler la paix publique, indique une note, dans laquelle le ministère se dit onscient des problèmes d’ordre social et économique rencontrés par les anciens militaires, et réitère la volonté arrêtée des autorités de prendre toutes les dispositions en accord avec la loi afin de répondre à ces besoins.
Mais au parlement, on dénonce la tolerance, l'e manque d'autorité ou mieux la complicité. "Si la présence des hommes armés n'inquiète pas l'exécutif c'est parce qu'il se sent confortable, dit Kély Bastien.
Son collègue Andrice Riché croit qu'il y a une main cachée derrière les actions de ces hommes qui se réclament des anciennes forces armées. Aucune force paramilitaire ne saurait exister sur le territoire en dehors de la bénediction du pouvoir en place, a dit Andrice Riché estimant que la démocratie est en danger.
A la chambre basse, les députés ont annoncé qu'ils observent un arrêt de travail jusqu'à ce que l'exécutif fournisse des explications.
Le premier secrétaire de la chambre, Jude Charles Faustin a fait savoir que tant que les explications ne seront pas fournies, aucun travail ne sera réalisé à la chambre.
De fait, le dépot des pièces du premier ministre désigné (ratifié au sénat) qui avait eté prévu pour ce jeudi à la chambre basse, a été reporté à la semaine prochaine.
Mais Laurent Lamothe a réaffirmé mercredi ses convictions démocratiques dans le plein exercice des attributions du pouvoir législatif et a déclaré qu`il ne cautionne en aucun cas le comportement des hommes en tenue militaire.
Des questions se posent maintenant sur l'attitude jugée impassible de la MINUSTAH face à la présence des hommes armés dans l'environnement immediat des députés, alors que le pire aurait pu arriver, la MINUSTAH, elle-même contestée, mais dont l'un des rôles assignés par le conseil de sécurité est de promouvoir et protéger la démocratie.


