Renouvellement du mandat de la MINUSTAH

Renouvellement du mandat de la MINUSTAH: le représentant du secrétaire général qualifie de « ridicules et d’absurdes »les déclarations selon lesquelles la mission  serait responsable de la recrudescence de l’insécurité.

Port-au-Prince, le 16 septembre 2010 

http://www.ahphaiti.org

Le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Edmond Mulet, a qualifié jeudi de « ridicules et d’absurdes » les déclarations selon lesquelles la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation d'haïti (MINUSTAH) serait responsable de la recrudescence de l’insécurité dans le pays au  moment où l’on doit étudier la possibilité de renouveler son mandat.

Edmond Mulet affirme avoir entendu dire qu'à chaque fois  qu'arrive la fin du mandat de la Minustah, nous provoquons une situation d’insécurité dans le pays.

Cela est absurde et ridicule, a lancé Edmond Mulet, qui précise que le système des Nations Unies en Haïti n’a aucun intérêt à créer des situations d’instabilité dans le pays.

Des secteurs politiques et étudiants ont en effet à plusieurs reprises dénoncé ce qu'ils croient être une étrange coïncidence entre la fin du mandat de la mission onusienne et la recrudscence de l'insécurité. Ce qu'ils interprètent comme une certaine volonté de la MINUSTAH de toujours se rendre indispensable.

M. Mulet a fait savoir qu'il s'agit là de pures  inventions de certains groupes intéressés qui ont leur agenda caché et qui ne veulent pas l’établissement d’un Etat de Droit dans le pays.

"Le mandat de la Minustah sera renouvelé cette année. a-t-il asuré. Le conseil de sécurité de l’ONU a seulement souhaité que l’effectif des casques bleus et employés de l’ONU en Haïti qui avait été revu à la hausse après le 12 janvier, revienne, en juin ou juillet 2011, à ce qu’il était avant.

Pour ce qui est des voix qui s’élèvent pour demander le départ de la Mission onusienne du pays, le représentant du secrétaire géneral estime que leur position ne représente pas l’esprit de la majorité du peuple haïtien.

Il a fait savoir que le conseil de Sécurité de l’ONU n’a pas encore envisagé un départ des casques bleus du pays.

Pour Edmond Mulet, l’insécurité n’est pas aussi grave qu’on le dit, soulignant que « nous sommes tout juste dans le niveau de 2008/2009. Il a estimé que l'augmentation constatée aujourd'hui est causée par des milliers de prisonniers évadés de la prison centrale de Port-au-rince à la faveur du tremblement de terre du 12 janvier et qui veulent se réorganiser.

D'aucuns relèvent toutefois, que  l'insécurité en Haïti ne date pas du 12 janvier 2010.