Le president dee l'AEH questionne la capacité de zones industrielles à aider au développement d'Haïti et déplore que la réalisation du plan de masse du centre-ville de Port-au-Prince ait été confiée à une firme étrangère Port-au-Prince
Le 23 septembre 2010 – (AHP) – Le président de l’Association haïtienne des Economistes, Eddy Labossière a regretté jeudi que la réalisation du plan du centre-ville de Port-au-Prince ait été confiée à une firme anglaise plutôt qu’à une entreprise haïtienne. Un contrat de 295.000 dollars a été signé à cette fin en debut de semaine entre le gouverrnement et la Fondation Prince Charles dans le cadre de la reconstruction du Bas de la ville ravagé par le séisme du 12 janvier.
La Fondation Prince Charles fournira des propositions sur l’organisation spatiale du périmètre declaré d'utilite publique. La reconstruction d’Haïti doit prendre en compte les dimensions historiques et culturelles, estime cependant Eddy Labossière doutant qu’une entreprise étrangère soit en mesure de tenir compte de ces facteurs:
Eddy Labossière a par ailleurs critiqué les récentes déclarations de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, qui a récemment appelé le peuple haïtien à la patience, estimant que ceux qui attendent des résultats dans l'immédiat, se fourvoient. Ce n’est pas à la population que Madame Clinton aurait dû s’adresser après plus de 8 mois d'attente et de misère sous des tentes dechirées et nauséabondes mais aux bailleurs de fonds qui ont promis plus de 10 milliards de dollars le 31 mars à New-York, mais qui n'ont décaissé jusqu'ici que très peu d'argent, a deploré M. Labossière.
Madame Clinton a râté une nouvelle occasion de demander à ces bailleurs de faire plus d’efforts pour respecter leurs engagements envers Haïti, a-t-il dit, rappelant que moins de 10% des fonds promis auraient été décaissé jusqu'ici. Ce qui fait languir la reconstruction promise et attendue.
En oûtre, il affirme croire que les Organisations Non Gouvernementales (ONG) vont absorber une grande partie de l’aide qui sera finalement donnée à Haïti et rappelle que les interventions des ONG n’ont jamais permis de développer un pays.
Pour ce qui est de la création de zones industrielles, Eddy Labossière estime que c'est une bonne chose. Mais il precise qu'il ne s'agira pas d'entreprises de transformation de matières premières, mais d'entreprises de sous-traitance. Ces entreprises offrent certes quelques milliers d'emplois, mais ce sont de petits emplois qui ne pourront pas garantir le développement d’Haïti, a-t-il souligné.


