Elections: L'ONI lance une campagne de distribution de cartes d’identifications nationale

Elections: L'ONI lance une campagne de distribution de cartes d’identifications nationale

Port-au-Prince, le 8 novembre 2010 – (AHP) –

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

L’Office National d’Identification (ONI), a lancé lundi une campagne de distribution de cartes d’identifications nationale qui s’étendra jusqu’au 27 novembre (veille des élections)

Le directeur général de l’ONI, Ronald Covil, a fait savoir que des dispositions ont été adoptées pour permettre aux électeurs qui avaient produit leur demande d’inscription jusqu’au 28 septembre, de même que ceux qui avaient fait des demandes de réimpression jusqu’au 28 octobre d’avoir leurs cartes d’électeurs.

Actuellement, a-t-il dit, sur les 386 000 cartes d’électeurs qui doivent être livrées avant les élections du 28 novembre, l’ONI dispose d’environ 212 000. D’autres cartes seront bientôt disponibles mais de manière graduelle, a-t-il fait savoir.

M. Covil affirme que l’ensemble des ressources de l’ONI ont été mobilisées dans le cadre de cette vaste campagne de distribution, ajoutant que durant cette campagne, l’institution ne n'acceptera plus de demandes d’inscription ou de réimpression de cartes d’électeurs.

Il a indiqué que les centres de distribution ont été diversifiés dans le but d’éviter toute concentration et les longues files d’attente.

Les cartes devaient commencer à être distribuées dans le département de l’Ouest à partir de ce lundi, selon Ronald Covil, qui affirme qu’a partir de jeudi la campagne atteindra les autres régions du pays grâce au support de l’Organisation des Etats Américains avec l’appui financier de l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI).

Pour sa part, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) se dit très confiant quant au respect du calendrier électoral, malgré des rumeurs autour d'un eventuel report.

Son porte-parole, Richardson Dumesle informe que les différentes listes électorales ont déjà été publiées et que l’impression des bulletins est presque terminée. Seuls les bulletins pour les candidats à la députation ne sont pas encore prêts, a-t-il précisé.

Le CEP poursuit le processus de formation du personnel électoral, selon Richardson Dumesle, qui informe que la 3e rencontre prévue avec les candidats, partis et regroupements de partis engagés dans le processus, aura lieu le 11 novembre.

Il a également fait savoir qu’un bateau vénézuélien arrive ce mardi à Port-au-Prince, avec à son bord du matériel et des équipements pour la mise en place d’une soixantaine d’unités mobiles ainsi qu'avec 30 véhicules, 11 génératrices et du matériel informatiques entre autres.

Le porte-parole a donné la garantie que l’épidémie de choléra qui a dejà fait plus de 500 morts n’empêchera pas le CEP d’être présent dans toutes les régions du pays.

Cependant, Port-au-Prince, les opinions des citoyens divergent quant à la réalisation des élections le 28 novembre prochain.

Une première catégorie de citoyens pensent que élections doivent se tenir a la date prévue en dépit de l’épidémie de choléra et des dégâts provoqués par la tempête Tomas. Les élections sont, selon eux, la seule voie pour le renouvellement des autorités dans tout pays respectueux de la democratie.

Une 2ème catégorie pense que les mauvaises conditions de vie des citoyens devraient constituer la priorité des autorités haïtiennes en lieu et place d'un scrutin qui ne sera, de toute façon pas honnêtes et crédibles, selon eux.

Un 3ème groupe estime pour sa part que touite tentative de saboter les élections ou de détourner les votes des électeurs pourraient plonger le pays dans un abîme sans fond.

Des citoyens interviewés estiment aussi que les sondages réalisés jusqu'ici ne reflètent pas la realité sur le terrain. selon eux, les candidats ou candidates dont les sondages disent tant de bien, devarient pouvoir le confirmer dans les meetings publics.

Quant aux débats, en particulier celui des mercredis, largement relayé, conduit par un petit clan et pour lequel beaucoup d'argent a été décaissé, il n'en est pas vraiment un, puisqu'il ne permet pas à l'électeur de se faire une idée des candidats: pas de face à face, pas de tact au tact, pas de questionnements sur ls programmes. Les thèmes sont imposés, peut-être les questions aussi. Et les journalistes s'en retrouvent bien coincés, ne pouvant pas questionner directement un candidat ni réagir ses reponses. Ce qui fait dire sur le net que "le débat des mercredis, c'est beaucoup de démagogie pour rien et qu'il est tout sauf un vrai débat, peut-être un petit business pour petits