L’Ocnh souhaite la démission des 8 autres conseillers électoraux, après le départ du représentant des droits humains au sein du Cep

Par Alter Presse, Haïti, publié le 14 juillet 2020 

L’Organisation des citoyennes et citoyens pour une nouvelle Haïti (Ocnh) invite les 8 autres secteurs à demander à leurs représentantes et représentants de présenter leur démission au niveau de l’actuel Conseil électoral provisoire (Cep), après le départ, le 3 juillet 2020, du représentant des droits humains, dans une lettre ouverte transmise à l’agence en ligne AlterPresse. 

L’Ocnh exhorte les secteurs de la presse, des femmes, des cultes réformés, paysan /Vodou, patronal, syndical et universitaire à prendre la voie de la raison, de la morale et de la légalité, en faisant ce geste. 

L’Ocnh se dit « « consciente de l’illégalité du Cep actuel, tout en constatant aussi que, durant ces dernières années, l’État haïtien ne peut pas garantir même les droits civils et politiques des citoyennes et citoyens ». 

Suivant le décret électoral de 2015 et l’accord politique de 2016, ayant accouché de ce dernier conseil d’administration du Cep, le mandat des différents représentants et représentantes a expiré depuis la fin du processus électoral de 2016. 

Cependant, les représentantes et représentants de ces secteurs continuent de recevoir leurs salaires et autres privilèges de l’État, dans une situation illégale, depuis environ deux ans, critique-t-elle. 

« Ils fonctionnent en toute tranquillité, comme si leur mandat a été renouvelé par tacite reconduction. Ce qui n’existe pas en droit public », déplore l’Ocnh, rappelant à ces secteurs combien leurs institutions ont été fondées sur trois éléments fondamentaux : la loi, la morale et l’éthique. 

L’organisme de défense des droits humains invite ces secteurs à sauver leur image, afin d’éviter d’être complices de la dévalorisation des institutions républicaines. 

Le représentant des droits humains, Jean Simon Saint-Hubert, avait remis, le vendredi 3 juillet 2020, sa démission comme conseiller électoral au sein du conseil d’administration du Cep de 2016, après délibérations avec les organismes des droits humains, qui l’y avaient délégué.